Hoarau : « Ne parlez pas trop de moi ! 
AUTEUR d’un doublé pour son premier clasico, Guillaume Hoarau s’inscrit dans la lignée de Pauleta et de Ronaldinho qui avaient réussi pareille performance avant lui.
Prenez-vous conscience de la portée de l’exploit parisien ?Guillaume Hoarau. C’est effectivement une très grosse partie du PSG.
Surtout, c’est la deuxième fois de suite que nous réussissons à l’emporter après avoir été menés au score (NDLR : après le succès 3-2 contre Lorient). Ça veut dire qu’on a la capacité de relever n’importe quel défi.
Etiez-vous néanmoins impressionné par l’ambiance autour de ce match ?Oui. Surtout par l’importance que ce match a pour nos supporteurs. Avant, je suivais ça à la télé. Et, là, j’étais présent. Mais je me suis forcé à préparer ce rendez-vous comme un match normal.
Comment avez-vous su revenir dans le match alors que l’OM menait 2-1 ?Le coach a trouvé les mots justes à la mi-temps. En fait, c’était les mêmes que contre Lorient ! Il nous a demandé de garder la tête haute. On savait que nous étions toujours dans le coup et qu’il y avait encore la place pour faire un truc.
Sur votre premier but, vous avez eu l’air étonné…Oui, parce que je sais que je vais prendre le ballon de la tête. Et je fais quelque chose qu’il ne faut jamais faire : je ferme les yeux au moment de frapper. Quand je les rouvre, je vois les filets trembler. D’un coup, c’est beaucoup d’émotion. Je vois le kop de nos supporteurs, je me dégage de l’étreinte de mes coéquipiers. Je cours vers le virage en sachant que les autres vont me suivre. C’est super.
Ce match peut-il être un déclic ?Cette fois, on peut parler de match référence. Cela va nous servir. Le plus triste, c’est qu’il faut déjà se pencher sur la venue de Toulouse mercredi !
Paul Le Guen dit de vous qu’il ne faut pas être trop euphorique car vous avez une énorme marge de progression…Il a raison. Le chemin est très long pour moi. Je suis simplement en train de prendre mes marques. Mais ne parlez pas trop de moi ! Le plus important, c’est qu’un groupe est en train de naître.
Au fait, touchez-vous le ballon sur le but de Rothen ?(Sourire.) Je le frôle vraiment… Bon, disons que j’ai gêné Steve (Mandanda) et que ça a suffi. Pour mon premier OM - PSG, j’ai réalisé un doublé. C’est déjà bien. Et n’oubliez pas que sur mon second but, Peguy Luyindula me donne le ballon alors qu’il peut frapper. Il y a quelque chose de fort dans cette équipe. Et il faut à tout prix le maintenir.