FOOTBALL/PSG.
PSG. L’incroyable nuit de Sessegnon au poste
Le milieu de terrain béninois a été interpellé mercredi de la semaine dernière par la gendarmerie avec un taux d’alcoolémie supérieur à la norme autorisée et un permis non valable. Du coup, il n’a été libéré que le lendemain matin.
Julien Constant et Sylvie De Macedo | 14.11.2008, 07h00
MERCREDI 5 novembre, vers 22 h 30, Stéphane Sessegnon, 24 ans, au volant de sa voiture, est arrêté par la gendarmerie à Feucherolles (Yvelines), tout près de son domicile. Les militaires procèdent alors à un test d'alcoolémie, laquelle se révèle supérieure à la norme autorisée (0,25 mg d'alcool par litre d'air expiré ou 0,5 g/l de sang), a-t-on appris auprès de la gendarmerie.
Lors de la présentation des papiers, les forces de l'ordre constatent également que le joueur possède un permis de conduire béninois invalide en France sans une convention internationale, document que Sessegnon n'avait pas fait renouveler.
Son véhicule est immobilisé et le milieu de terrain parisien est conduit à la brigade territoriale de Noisy-le-Roi (Yvelines). Il y reste toute la nuit pour ne quitter la caserne que le lendemain en milieu de matinée avec à la clé une amende de 400 € et l'obligation de mettre en règle son permis béninois. Il arrivera d'ailleurs en retard à l'entraînement, prévu à 10 heures, et ne pourra pas participer à la mise en place organisée par Paul Le Guen pour préparer le match du dimanche, PSG - Lille (1-0).
Deux raisons peuvent expliquer cette nuit en cellule. Le test d'alcoolémie a pu révéler un taux supérieur à 0,40 mg d'alcool par litre d'air expiré (ou 0,80 g d'alcool par litre de sang), ce qui, selon la loi, est considéré comme un délit. Le conducteur est alors obligé de passer une nuit en cellule.
Le joueur a aussi pu être retenu par les gendarmes pour un défaut de permis puisqu'il ne possédait pas la convention internationale indispensable à la validité de son permis dans l'Hexagone. Jusqu'à nouvel ordre, Sessegnon n'est d'ailleurs plus autorisé à prendre le volant de sa BMW et se fait conduire chaque jour au camp des Loges.
« Ce serait assez fâcheux pour l'image du club »
Quelle que soit la raison de cette nuit au poste, l'affaire est plus que dommageable pour l'image du club parisien qui exige de ses joueurs un comportement exemplaire. Au sein de la direction du PSG, on assure n'être au courant que de la mésaventure concernant le permis de conduire et non de celle de l'alcoolémie ou de la nuit en cellule.
« Charles Villeneuve et Paul Le Guen avaient déjà recadré Sessegnon à propos de l'histoire du permis, précise-t-on au club. Sur le reste, nous allons nous renseigner dès demain (NDLR : aujourd'hui). Si cela se révèle être vrai, les sanctions pourraient être plus sévères. Ce serait en effet assez fâcheux pour l'image du club. » Sollicité par l'intermédiaire de son agent, Stéphane Sessegnon n'a quant à lui pas souhaité nous répondre.
Le Parisien

