Citation (Wolf @ Oct 13 2009, 12:36)

Gourcuff n'a pas fait qu'attaquer Makélé il a attaqué les arbitres :
La sanction se devait d'âtre différente entre un coach qui défend son joueur et un coach qui remet en cause l'arbitrage. Duarte devrait sorti blanchi. Je ne comprends même pas pourquoi il a été convoqué : l'arbitre a lui même reconnu qu'il s'était trompé
Le jugement aurait en effet dû être différent.
Il est impossible de sanctionner les deux acteurs dans les mêmes termes.
Le statut d'entraîneur d'Antoine Kombouaré n'implique en rien une défense automatique de ses joueurs, d'autant que les propos ont été virulents, appelant entre autres, à une violence physique sur toutes les personnes du genre de Gourcuff.
Si l'entraîneur Antoine Kombouaré défend le joueur Claude Makélélé, c'est parce qu'il partage la vision que "l'intimidation fait partie du jeu". Sinon, il aurait bien pu se passer de défendre son capitaine, surtout dans ces termes.
L'arbitrage ne doit pas être exempt de critique. Reste à savoir si la critique est fondée. Si "l'intimidation fait partie du jeu", l'arbitre n'a pas à réprimer les aggressions qui ont pour but d'intimider. Dans ce cas, l'arbitre qui laisse passer l'acte reçoit une bonne critique et Gourcuff doit être sanctionné pour sa critique non fondée.
Dans le cas contraire, si "l'intimidation ne fait pas partie du jeu", un arbitre qui laisse passer un acte d'intimidation s'expose à de mauvaises critiques et Kombouaré n'a pas à défendre ni l'arbitre ni le joueur qui a commis l'aggression.
Le précédent message souligne l'incohérence de la sanction.
Citation
Gourcuff et Kombouaré devront "participer à une action pédagogique organisée par les Ligues régionales dont ils dépendent sur le rôle de l?éducateur dans la promotion et la défense des valeurs du football, notamment le respect entre ses acteurs que sont les arbitres, les dirigeants, les éducateurs et les joueurs", dit précisément le communiqué de la Fédération (FFF).
Ils font faire quoi, Gourcuff et Kombouaré? Le premier considère que l'intimidation ne fait pas partie du jeu, l'autre considère par le truchement de son capitaine que l'intimidation fait partie du jeu.
Comment dans ce cadre là, on peut envoyer deux gars promouvoir et défendre les valeurs du football?
L'un va dire que l'intimidation ne fait pas partie du jeu, l'autre va dire que l'intimidation fait partie du jeu.
C'est un bordel monstre car une fois de plus, il y a reculade et une mitigation de la réalité présente car il est évident qu'en termes de valeur, soit l'intimidation fait partie du jeu soit elle ne fait pas partie du jeu.
La sentence filée par la FFF aboutit à la stupidité que l'intimidation fait et ne fait pas partie du jeu.
Ou alors, on accepte de redéfinir la situation: le football ne véhicule pas de valeur. A ce moment, on lève l'incertitude.