Tambours de guerre, c'est le grand jour.
L’Estac pour un coup doubleL’importance de cette rencontre Estac-Laval n’aura pas échappé aux supporters troyens et aux observateurs. Il s’agit-là en effet d’
un match capital pour l’immédiat des deux équipes en ce début des matches retour. Celle qui l’emportera dans quelques heures, prendra place dans la zone la plus proche du podium. Si, pour l’instant, les trois formations qui l’occupent ont quelques longueurs d’avance, à la moindre défaillance, les poursuivants les plus proches pourraient être en mesure de profiter de l’occasion.
Pour une première : deux succès d’affilée
Ce qui est intéressant pour les hommes de Jean-Marc Furlan, c’est qu’ils sont dans la possibilité d’obtenir un second succès d’affilée.
Jamais encore, cette saison, ils ne sont parvenus à réussir cela (quand je vous disais qu'il s'agissait d'une initiation du héros !). C’est ce qui explique qu’ils sont jusqu’à présent restés dans l’antichambre du
sommet. Mais ils restent sur une victoire à Angers lors de leur dernier match, leur première à l’extérieur, et, cette fois, en collectant six points en deux rencontres, l’opération serait rentable. Ils passeraient déjà devant Laval et viendraient se placer sur les talons de Sedan, victorieux hier soir en match avancé à Metz (2-0).
Marcos oui, Grax non
Pour réceptionner les Lavallois cet après-midi (14h30),
l’état-major (c'est la guerre !) troyen a pris toutes les dispositions
pour optimiser au maximum la préparation du match (on a niqué la coupe !). Pour la
première fois depuis longtemps (sentez un peu le truc quoi !) pour un match à domicile, le groupe a été mis au vert dans un établissement hôtelier de l’agglomération. L’entraîneur va également récupérer quelques-uns de ses joueurs importants, comme Marcos. Ménagé à Angers et en Coupe de France, le Brésilien sera de nouveau titularisé. L’Estac a bien besoin
des services de son meilleur buteur, surtout à domicile où il est l’auteur de cinq de ses six buts inscrits en championnat. En défense, la paire Rincon-Drouin va être de nouveau reconstituée, alors qu’Othon, remis de sa grippe, devrait retrouver le couloir gauche. Le milieu de terrain récupère Enza-Yamissi puisque le capitaine troyen a
purgé (le combat contre le Bien et le Mal, ça vaut bien le purgatoire !) ses deux matches de suspension. Il retrouvera Thiago, Faussurier et Obbadi pour un losange qui a fait ses preuves. Devant, on déplorera l’absence de Sébastien Grax dont la blessure sur le côté d’un mollet n’est pas guérie. L’attaquant aubois joue décidément de malchance, alors qu’on le sentait bien revenu, auteur notamment de deux buts, l’un en Coupe à Caen et l’autre en championnat à Angers. Il a suffi d’un coup de pied malheureux reçu sur le côté du mollet, juste à l’extérieur du protège-tibia, pour le contraindre à patienter de nouveau. Si Jean-Marc Furlan n’a pas caché son attention de faire débuter Marcos, il n’avait pas encore hier soir pris de décision définitive quant au second attaquant qu’il allait aligner à ses côtés. On sait que Mohamed Camara a marqué des points à Ajaccio, mais il aura aussi la possibilité de relancer Cacérès ou de choisir le côté percuteur de Psaume. A noter que Sega Keita figure également dans le groupe.
Un Laval aux aguets (C'EST LA GUERRE !) S’il existe bien une certitude, c’est que les Troyens devront prendre très au sérieux leurs adversaires du jour. Les Mayennais, dont on parle peu, sont bel et bien présents dans le haut du classement avec cette sixième place loin d’être usurpée. Philippe Hinschberger, depuis la remontée en Ligue 2, a peaufiné son équipe. Avec Gimbert et Viale, elle tient-là deux attaquants de qualité, auteurs de 12 buts à eux-deux. Mais elle peut compter aussi sur des
Lebouc (du Diable) ou Losilla, techniciens habiles, et sur des défenseurs rôdés aux joutes de la Ligue 2. Elle sera cependant privée de Do Marcolino, à la CAN avec le Gabon, Gonçalvès, suspendu, et Badiane et Ponroy, blessés. Victorieux difficilement d’une excellente équipe istréenne lors de la dernière journée, les Tango aimeraient bien, eux aussi, enchaîner avec une seconde victoire comme ils l’avaient fait en l’emportant à Nantes le 16 décembre puis en gagnant chez eux quatre jours plus tard face au Mans. Comme ils se comportent souvent bien en déplacement, n’ayant concédé à ce jour que trois défaites, ils peuvent légitimement espérer.
Comme on le voit,
c’est bien d’un match indécis et à fort enjeu (ah putain celle-là elle me tue !
) auquel pourront assister tous ceux qui se rendront cet après-midi au Stade de l’Aube. Une fois de plus, l’Estac devra compter sur
le soutien sans faille de son public. Quand le 12e homme est bon, les onze autres sur le terrain le sont généralement aussi.
Haut les cœurs, les Troyens ! Tous ensemble pour prendre les devants ! (Montjoie et cris de guerre !) Et hop, encore un coup de com' pourri du club. Z'ont vraiment du mal à dire clairement les choses. On joue la montée oui ou non ? Si je comprends bien, l'enjeu véritable de ce match c'est de coller au podium ? Alors pourquoi ne pas le dire clairement : on joue nos chances de montée.
P'tin, on n'a pas eu le droit à une telle mise sous tension pour la Coupe de France, et ils voudraient vraiment nous faire croire qu'ils l'ont jouée à fond...