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LUDOVIC BATELLI : « UN STAGE POSITIF »
S’il y a bien une chose qu’on ne peut pas reprocher à Ludovic Batelli, c’est bien de ne pas travailler. Le coach de l’Estac, depuis son retour de stage, vaque de son bureau du stade de l’Aube à celui du Moulinet, entre les entraînements, les entretiens avec le président et les joueurs, les coups de téléphone, les réunions avec son staff, sans oublier la première émission de Club Estac mercredi en fin d’après-midi à Canal 32. L’accrocher pour une interview nécessite donc de guetter le moindre relâchement dans son emploi du temps. Opération réussie ! Et voilà ce que ça donne. Le sujet ? Le retour sur le stage de La Clusaz…
Après cette semaine de stage, Ludovic, avez-vous l’impression de bien ou mieux connaître votre groupe ?
Ce stage m’a permis de mieux le connaître dans deux domaines. D’abord, à l’occasion des 7 séances d’entraînement, dans les règles de base et dans la mise en place à obtenir dans le jeu. Ensuite et surtout, à travers les activités annexes et la vie en commun 24h sur 24, dans le comportement individuel et collectif. J’ai vu des choses intéressantes. C’est pareil avec le staff car on ne se connaissait pas ou peu. Je peux dire que la machine est sur les rails et bien lancée, sur de bonnes bases, tant sur le plan du football que sur le plan relationnel. Maintenant il faut faire en sorte que la loco accélère et avance à pleine vitesse.
Dans quels domaines avez-vous travaillé et êtes-vous satisfait des résultats ?
Le programme était dense, avec 7 séances terrain et 5 activités de plein air, avec des footings dès 7 heures du matin. L’ensemble du travail s’est toujours effectué en recherchant la filière aérobie. Les activités de plein air ont permis aux joueurs de se découvrir, individuellement et collectivement. La via ferrata, qui a duré 4 heures et que personne n’avait pratiquée jusqu’alors, les a surpris. Ils se sont surpassés et investis pour aller au bout. Pourtant c’était loin d’être simple. Se trouver suspendu dans le vide à 80 ou 100 mètres du sol, ce n’est pas à la portée de tout le monde. Je suis par conséquent satisfait de ce qui a été fait et de la manière avec laquelle chacun l’a réalisé. La récupération a permis de faire la part-belle à la convivialité.
Dans quel état d’esprit s’est déroulé cette semaine ?
Quand je suis arrivé, j’ai fait un check-up individuel. J’ai cherché à savoir si les gars restaient marqués par la saison passée. Dès le début du stage, on a vu tout de suite que le groupe fonctionnait bien, vivait bien les différentes activités et participait pleinement. Il s’est décrispé, a souffert, mais a surtout pris du plaisir. Il a compris que la rigueur et la souffrance ne l’empêchaient pas et qu’on pouvait le ressentir de l’intérieur. Avoir la tête basse et la mine renfrognée, c’est jamais bon. Là, j’ai vu des gars prendre du plaisir et surtout le partager. Vraiment, je retire beaucoup de choses positives de ce stage. Mais ce ne sont que des objectifs atteints sur une semaine. Il faut que ça continue sur ces bases de vie et de travail.
Faye pourrait aller à Sochaux ou Nancy selon Le Parisien.