C'est avec plaisir que je vous fait part de l'interview de notre protégé et notre grand ami Pascal Chimbonda !
07/11/2006
Foot - Bleus : Chimbonda : « Ça me manque »
Au lendemain de sa victoire avec Tottenham sur Chelsea (2-1), et à trois jours de la publication du groupe retenu pour France - Grèce, le latéral droit des Spurs Pascal Chimbonda a accepté, au centre d'entraînement londonien de Chigwell, de se confier sur son statut d'international en attente. Absent des listes depuis la Coupe du monde, l'ancien joueur de Wigan est décidé à revenir au plus vite parmi les Bleus, et cette fois pour y jouer. La balle est dans le camp du sélectionneur, qui se reporte sur François Clerc comme doublure de Willy Sagnol depuis le début de la saison. La difficile séparation avec Wigan* est derrière lui, assure-t-il. Chimbonda veut briller à Tottanham et se rendre indispensable.
« Pascal Chimbonda, Raymond Domenech a déclaré le mois dernier : "Vous reverrez Pascal Chimbonda en équipe de France". Comment comprenez-vous ses déclarations ?
S'il l'a dit, c'est qu'il veut me revoir en équipe de France ! S'il m'appelle, j'irai avec grand plaisir. L'équipe de France me manque déjà. J'ai passé de grands moments avec les gars à la Coupe du monde. Je les retrouverais avec grand plaisir. Franchement, je veux y retourner, et pas pour y faire figuration. Pour y jouer et y rester. J'ai confiance.
Pensez-vous qu'un poste de titulaire dans un club plus huppé que Wigan, Tottenham, va vous offrir une meilleure exposition en France?
Oui, c'est un plus de jouer ici. Tottenham dispute toutes les compétitions (NDLR, le club est qualifié pour la Coupe de l'UEFA) et il est l'un des prétendants aux trois premières places du Championnat anglais. C'est une bonne opportunité.
Est-ce un tremplin ou un club où vous comptez rester longtemps ?
C'est un club où je me sens bien. J'ai signé un bon contrat. Je n'envisage pas de partir. Sauf si on me dit de partir... (Rires). Mais mon intégration se passe bien. Je connaissais des gens avant de venir ici. Ils ont facilité mon adaptation.
Comment passe-t-on, en deux ans seulement, d'une relégation à Bastia au terme du championnat 2004/2005 à une sélection pour la Coupe du monde ?
J'ai toujours eu foi en mes qualités. Déjà à Bastia, j'y croyais. Mais les gens ont d'abord mis en valeur l'extrasportif (NDLR : L'implication de Chimbonda a pu être mise en cause dans les médias par certains de ses équipiers). Après être arrivé en Angleterre, ce fut l'explosion. J'ai bien joué et ma cote a augmenté. C'est tout cela qui a permis ma participation à la Coupe du monde. Avec ma bonne saison à Wigan et le titre de meilleur latéral droit de la Premiership, j'y pensais. Déjà, en L1, je me disais qu'il fallait que je joue en équipe de France au moins une fois. C'est l'Angleterre qui m'a permis d'y arriver.
Du jour au lendemain, vous êtes devenu célèbre dans la France entière, notamment grâce aux Guignols de l'Info. Comment avez-vous vécu cette soudaine médiatisation ?
Je l'ai bien pris, sans pression... Cela m'a fait plaisir et a permis aux Français de me connaître. Je ne peux rien leur reprocher. Il y avait quelques plaisanteries à l'intérieur du groupe. On en rigolait un peu.
Avec le recul, quel bilan personnel faîtes-vous de cette expérience ?
Le bilan, c'est la déception de ne pas avoir gagné. Et en même temps, le plaisir d'y avoir participé avec le groupe, même sans avoir joué.
A toi de remplacer ce foutu Clerc tu as notre soutien, tu restera le meilleur latéral droit au HAC