Bon, je l'ai développé...
Renaissance
A Marine.
A toi, ma délicieuse pensée,
Emportée par les flots, loin des âges,
Toi qui t'échoues au loin du rivage,
Ainsi qu'un mort dans le Monde Sacré.
A toi aussi, pauvre fleur qui se meurt,
Dont l'âme s'en va côtoyer l'infini,
"Unissons-nous, Ô fantôme maudit,
Pendant cet étrange instant de douleur !"
Mon coeur, ensanglanté, ne voulait plus aimer.
Ton coeur, lui, soufflé par un vent de trahison,
S'était enfermé, marchant vers sa perdition
Et courant vers sa tragique destinée.
Pourtant, nous renaquîmes pour quelques heures :
Sans un mot, nous nous comprenions aisément,
Nous restions sur le sable comme deux enfants,
Deux être endormis vivant ailleurs.
Etait-ce possible ? Une seconde était un siècle,
Un siècle magnifique perdu dans ton regard,
Durant lequel pleuraient nos coeurs toutes leurs larmes,
Leurs larmes de haine, de joie, de tristesse et d'amour.
Oublié cet empereur lassé,
Lassé de voir son bien triste empire,
Dépourvu de bonheur et de rire,
Périr au doux rythme des années.
Oublié ce dictateur peiné,
Qui ne conquérait plus que des larmes,
A force de tristesse pour seule arme,
A cause d'une vie vite condamnée.
Les torrents dans mes yeux s'éclipsaient à la mer,
Renaissance, renaissance, sous cette pleine lune,
Renaissance, renaissance, au sommet de la dune,
Enfin l'Amour m'a reposé l'esprit sur Terre.
Main dans la main nous nous en allions et,
Renaissance ! Nous nous oubliions ailleurs,
Un monde où fleurissaient les tristes fleurs,
Un monde où possible était de s'aimer.
Mes jours ne sont plus nuits,
Sûr, l'amour n'est plus mort,
Te rencontrer alors
M'a redonné la vie.
Renaissance, renaissance.