On pensait aussi s'en prendre 10 face à Bordeaux et finalement on s'est pris un but presque hasardeux en fin de partie...
Voila un petit dossier par rapport à Lyon :
Citation
Dossier mercato - Qui votre club doit-il acheter ? : Olympique Lyonnais
Goal.com continue son tour de France des poids lourd de Ligue 1 avec l'Olympique Lyonnais. Les Septuples champions de France, seulement sixièmes à la mi-saison, traversent une période extrêmement délicate. Dans quel secteur doivent-ils recruter ? Analyse.
"Ce n'est pas avec cette équipe que nous pouvons envisager de battre le Real Madrid et revenir sur Bordeaux". Le constat de Jean-Michel Aulas est aussi brutal que réaliste. Et le président des Gones n'est pourtant pas coutumier du genre. Mais à l'heure actuelle, l'Olympique Lyonnais, qui pointe à une peu glorieuse 6ème place après une nouvelle douche froide contre Montpellier (1-2), est tout simplement en train de vivre sa crise la plus profonde depuis le début de son heure de gloire. Une heure de gloire qui l'avait propulsé au rang d'empereur du football français avec une série ahurissante de sept titres consécutifs. Mais le roi Lyon a clairement perdu de sa superbe, et la saison dernière a annoncé le préambule d'une douloureuse fin de règne. Les Gones ont dû se faire une raison en léguant leur précieuse couronne aux Girondins de Bordeaux, proclamés nouveau patrons du football hexagonal.
Cette nouvelle campagne 2009-2010 laissait pourtant présager une recrudescence certaine pour le club de Jean-Michel Aulas, qui n'a jamais caché que ses troupes avaient perdu une bataille, mais qu'elles n'avaient pas abdiqué dans l'optique d'affirmer à nouveau sa suprématie nationale. Après un début de saison presque trompeur, ou Lisandro Lopez et Hugo Lloris ont masqué les premières carences lyonnaises, le navire rhodanien a rapidement coulé au cœur d'un automne particulièrement agité. Le recrutement pléthorique et onéreux du club (Lisandro, Bastos, Gomis, Cissokho) n'est pourtant pas le point le plus répréhensible. Loin de là. Les nouvelles têtes ont même répondu globalement aux attentes durant ces cinq premiers mois de compétitions. Mais Jean-Michel Aulas a su reconnaître que cet OL manquait clairement de coffre, souffrant d'un "déficit physique", pendant que son conseiller, Bernard Lacombe, avait tiré sur la sonnette d'alarme il y a deux semaines, fustigeant le manque d'implication de ce nouveau cru. Autant dire que ce mercato hivernal arrive à point nommé pour les hommes de Claude Puel. C'est bien la seule certitude du moment...
Défense :
C'est le secteur le plus visé. Avec 26 buts encaissés depuis le début de cet exercice, l'arrière-garde lyonnaise n'est clairement pas à la hauteur du budget le plus puissant de Ligue 1. Seulement treizième défense de l'élite, l'OL a dû essuyer quelques déconvenues mémorables, à Nice (4-1), ou Lille (4-3), sans parler du match nul prolifique face à Marseille (5-5). Hugo Lloris, qui marche sur l'eau, représente l'arbre qui cache la forêt. Cris, après un début de saison convaincant ou il a justifié son statut de "Policier", est retombé dans ses travers. Jean-Alain Boumsong, longtemps blessé, peine à retrouver son meilleur niveau., tout comme Mathieu Bodmer. Même Jérémy Toulalan a dû reculer fréquemment en défense centrale pour rendre (de façon lutôt convaincante), des services à Claude Puel. Sur les côtés, Anthony Reveillère, et surtout Aly Cissokho n'ont pas démérité, tandis que François Clerc semble avoir la tête ailleurs. Le polyvalent brésilien Airton (qui est à la base un milieu de terrain mais qui peut évoluer en défense centrale), devrait se diriger vers le Benfica Lisbonnes. Tandis que les latéraux Cheikh M'Bengué et Sébastien Corchia, auront du mal à trouver un accord avec Toulouse et Le Mans, leurs clubs respectifs. En définitive, même si le bât blesse en défense, les Gones auront certainement des difficultés à saisir une opportunité dans ce secteur.
Milieu de terrain :
Claude Puel a souligné à maintes reprises que les errances défensives lyonnaises étaient dues à un problème collectif. Personne ne viendra le contredire. Cet-OL manque clairement de densité physique et la perspective de recruter une pière angulaire dans l'entrejeu est de plus en plus étidiée. Jérémy Toulalan, pas épargné par les blessures depuis le début de saison, a pourtant été l'un des joueurs les plus réguliers, alors que ce sont les critiques qui n'ont pas épargnés son compère de l'entrejeu, Jean II Makoun. Lojn d'être le seul responsable de cette débacle, l'international camerounais pourrait être épauler par un Patrick Vieira, dont le nom revient de plus en plus souvent à 6 mois du Mondial 2010. "Je sais qu'à mon poste, il n'y a pas meilleur que moi en France à l'heure actuelle. Cela peut paraître prétentieux mais en suis persuadé.", a même laché le milieu intériste il y a un mois. Mais il n'est pas certain que José Mourinho le laisse partir sous d'autres cieux aussi facilement.
Nous noterons toutefois l'émergence du jeune Maxime Gonalons dans ce registre, certainement un peu tendre, mais promis à un avenir radieux. Dans un rôle de milieu relayeur, Kim Kallstrom a fait preuve de régularité et a souvent été aligné, une anomalie selon Bernard Lacombe, qui n'a pas hésiter à pointer du doigt le manque de concurrence. Le Suédois est sur les tablettes du FC Séville. Le jeune Pjanic a su montrer, par intermittence, toute l'étendue de son potentiel est est d'ores et déjà suivi par plusieurs écuries anglaises. Mais le départ le plus probable constituerait certainement celui d'Ederson, qui n'est jamais parvenu à trouver sa place dans le dispositif de Claude Puel. L'ancien Niçois est tout proche de la Lazio.
Attaque :
Aux avants-postes, la machine lyonnaise a su montrer un visage plus séduisant depuis le début de l'exercice. Lisandro Lopez, qui a rapidement confirmé son statut de star, tout en se mettant au service du collectif, est la plus belle satisfaction du mercato. Michel Bastos, dans une position plus reculée, s'est montré plus irrégulier, tout comme Bafétimbi Gomis à la pointe de l'attaque. Mais ces deux joueurs ont débloqué bien des situations dans des rencontres fermées à double-tour. Il paraît donc difficile d'envisager de quelconque monvements dans ce secteur de jeu bien fourni. Finalement, seul le vétéran Sidney Govou, comme chaque mercato, alimente la chronique transfert de la presse hexagonale. L'emblématique ailier lyonnais serait suivi par le PSG. Mais son départ ne semble pas (plus) d'actualité.