Citation (Unskiller @ Jul 15 2011, 19:43)

Putain mais même en amical Montpellier est une équipe de putes.
En face aussi ça tombe plus vite que son ombre ou ça en rajoute des tonnes (frères Ayew + Valbuena)...
Tu dois surement être en total adéquation avec l'article de La Provence, il régale...

Citation
Par définition, le football reste un sport de contacts, d’intimidation, de défis, d’engagement, de regards. On l’aime quand le contexte justifie de muscler un rendez-vous, pas quand c’est pour des motifs totalement absurdes. Voilà pourquoi on s’interroge sur l’intérêt de mettre autant de conneries, de gestes déplacés dans un match amical une quinzaine de jours seulement après avoir repris l’entraînement.
L’interrogation nécessitera évidemment une réflexion sur le choix des adversaires pour les prochaines saisons, car Olympiens et Montpelliérains ne s’aiment pas même en été sous les effets dorés de la Venise provençale. Les deux équipes avaient a priori deux préoccupations bien différentes. L’une, Montpellier, place ce type de rendez- vous au même niveau qu’une compétition officielle, avec un engagement qu’on lui connaît, une agressivité mal placée, souvent propre à une ou deux individualités comme Jeunechamp ou ElKaoutari, très soucieux de découper du muscle olympien.
L’autre, j’ai nommé l’OM, se préoccupe d’avancer, à petits pas, convenons en, et de préparer son premier objectif de la saison à savoir le Trophée des champions, dans dix jours. Quand les philosophies, les idées directrices des préparations d’avant-saison sont assez divergentes, on assiste inévitablement à quelques écarts de langages, d’inévitables distributions de claques, au détriment d’un spectacle que peu d’équipes sont susceptibles de proposer à cette époque de l’année. Dans ce décor, le corps arbitral ménage la chèvre et le chou. Il tente de rester dans l’esprit en évitant de sanctionner trop tôt. Il use de diplomatie, gère minute après minute une tension palpable en essayant de calmer les esprits. Il appelle chacun, joueurs et entraîneurs, à un peu de responsabilité. On y préfère le terme de bon sens, car l’une des premières satisfactions pour l’OM est d’être sorti de ce match sans blessés, malgré quelques cisailles dignes des bouchers du Gévaudan.
Jeunechamp a passé son temps à provoquer André Ayew, ElKaoutari s’est occupé du petit frère Jordan et Valbuena a eu droit à un patchwork concocté par Pitau, Belhanda et Cabella. Autant tourner la page sur ce football inintéressant, éloigné de celui auquel nous aspirons. Celui qui ressemble au coupfranc de Belhanda, une pure merveille technique pour l’unique but de la rencontre. Celui sur lequel il convient de surfer dans la quête d’un titre.
En cette mi-juillet, une équipe type se dégage, celle alignée en première période. Elle ne devrait être pas très éloignée du onze prévu pour démarrer le Trophée des champions. Mais, il faudra voir un peu plus loin, apprendre à contrôler les provocations adverses pour les plus jeunes, se servir de l’expérience des vieux sages comme Diarra, Diawara, Cheyrou, se servir de leur puissance physique pour appréhender toutes les situations susceptibles de se présenter sur un chemin que l’on devine long.
La défaite olympienne est anecdotique. On retiendra quelques séquences, notamment les reprises de la tête de Diarra sur un corner de Valbuena (comme à Vannes), la double parade de Pionnier devant Lucho sur un service d’Omrani, les frappes lointaines de Cheyrou et Omrani. Ce n’ est pas encore grand-chose, c’est déjà assez pour savoir que ces arguments-là sont les seuls recevables pour construire techniquement un football attrayant…