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avram grant

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  1. magnifique titre d'Alain Souchon, porté tout du long par les harmonies aériennes de Laurent Voulzy et les accords des synthés de Michel Coeuriot, n'ait pas eu le même succès que d'autres bien plus médiocres de la même époque ! Et ce génial pont entre 3.24 et 3.40...
  2. Il avait une petite douleur pour seule mémoire ...
  3. Quelle tristesse d'apprendre la mort de phillipe pascal... un peu d histoire pour les plus jeunes
  4. Tout d'abord, baptisé Echo en 1978, le duo Ian McCulloch (chant) - Will Seargent (guitare) se renomme Echo & The Bunnymen, avec l'arrivée de Lee Pattinson (basse). Abandonnant leur boîte à rythme au profit du recrutement du batteur Pete de Freitas, le groupe de Liverpool, sort son premier album en 1980. Durant ses cinq albums, Echo & The Bunnymen distillera un rock post-punk mêlée de pop psychédélique avant que Ian McCulloch ne quitte le groupe en 1988. Crocodiles 1979 Nous sommes en 1979, la cold-wave explose en Angleterre, Joy Division, et Cure en tête, nous font parvenir des albums cultes. Et, à Liverpool, éclot un groupe emmené par Ian Mc Culloch, Will Sergent et Les Pattinson. Trois artistes qui vont se montrer très inspirés en matière de rock romantique et psychédélique. Crocodiles< est leur premier album, 10 titres incandescents qui vous envoûtent par son ambiance, entre l'énergie du punk rock, les mélodies glam époque Ziggy Stardust et la qualité d'un groupe garage hors pair. Produit par Les Chaméléons, groupe intéressant de la new-wave, Crocodiles n'a pas vieilli d'une ride. Tout ici est parfait, "Villiers Terrace" vous terrasse, "Pictures On My Wall" renvoie tous les romantiques à la révision, "Stars Are Stars" sent la fièvre des soirs embrumés de Liverpool... Tous les morceaux touchent en plein coeur, la voix de Mc Culloch va forcément faire des émules, mais c'est tout un groupe qui va frapper par sa force rythmique et mélodique. Pas loin des meilleurs albums psychédéliques des années 60 (on pense aux Doors, à Love) et des meilleurs albums de post-punk, Crocodiles est un symbole musical des prochaines années en Angleterre. Prétendant au titre de meilleur groupe au début des années 80 , ils ont raté le coche sûrement pour des raisons d'image, les Echo étant plutôt austère, froid et mystérieux. Heaven Up Here 1981 l faut comprendre l'intérêt créatif de cet album. Nous sommes bien à Liverpool et pas à Manchester. Cependant, cette année-là précisément, le groupe rejoint -en esprit- la liste cold-wave 'puriste' tant convoitée et consultable chez l'huissier Maître Factory sur simple demande à l'Ambassade. Ceci prend musicalement forme dans l'utilisation assez décalée des guitares. A la différence d'un Vini Reilly 'ultra supra technique', Will Sergeant malmène ses cordes de façon 'artisanale', jouant davantage sur la panoplie de crissements et autres bruitages électriques. Placés judicieusement dans l'espace sonore stéréo (ex. une guitare positionnée tout à gauche pour la séparer du reste des instruments), on bascule dès lors d'un simple rock entêtant à une conviction ténébreuse. "Show Of Strenght" reste ainsi une réelle démonstration de force. C'est un titre d'ouverture parfaitement choisi et dont on se lasse jamais tant l'accroche et la glace sont liées. "With A Hip", tout comme "It Was A Pleasure" ou "No Dark Things" auraient tout du tube européen, si seulement une atmosphère angoissante ne venait 'plomber' l'affaire ... et heureusement d'ailleurs. L'introduction quasi sidérale de "Over the wall" sur une boîte à rythmes sourde apparaît comme un clin d'œil à leur propre echo, tandis que "All My Colours" infiltre la brèche humaine du groupe avec ces toms roulants et sa flûte de pan très ... dark blue ! Ce climat pesant, malgré une belle frénésie, se creuse avec "The Disease", titre sinistre à souhait. Des vocalises lointaines rajoutent une contenance aérienne à une guitare rythmique 'marbrée' (son chorus à la Cure) et les arrangements en reverb se chargent du reste. "Heaven Up Here" est paradoxalement le moins bon titre ... le titre de trop ?! Car, malgré un chant tout aussi constant dans le genre grave, mâle, dépressif et puissant, il n'atteint pas la magie escomptée. Pour preuve, "Turquoise Days" n'a pas besoin d'une telle dépense d'énergie pour convaincre. D'un tempo lent et sans ligne de 'basse qui tue', c'est une chanson de grande ampleur. Deux accords dissonants sèchement lâchés suffisent à remporter l'adhésion cold ! L'album se termine ensuite sur l'immense "All I Want : introduit en fade in, la rythmique haletante et rageuse va en crescendo pour s'éclipser en fade out ... Mais ce n'est pas fini !!! La réédition CD, en plus de proposer un artwork amélioré et une remasterisation des morceaux (faisant davantage ressortir les instruments), inclus des titres supplémentaires : versions alternatives, démos, faces b ou encore des lives selon le cas. L'édition de Heaven up here n'est certes pas la plus conséquente (5 supplémentaires contre 10 pour Crocodiles), elle est juste de taille. Porcupine 1983 La pochette glaciale des paysages enneigés d'Islande est trompeuse. Elle ne renferme pas des ambiances "cold" et crépuscupulaires, mais un nouveau souffle brulant et intense ! L'album commence par une chanson phare du groupe (interprétée à chaque concert) single de l'époque, "The Cutter": un hymne ! (à je ne sais pas quoi, mais un hymne, une invocation). Puis vient le deuxième single "The Back Of Love" tout aussi rythmé que le premier hymne (là cet un hymne à l'amour...) avec des notes de violons à nous marteler l'esprit ! On sort de cette chanson épuisé, à bout de souffle. "My White Devil" vient nous calmer (l'infarctus n'était pas loin) et nous rappeler ce qu'est la voix de Ian Mc Culloch (en rupture permanente, toujours sur la brèche Ian) : magnifique voix, magnifique chanson. Vient "Clay" avec sa superbe ligne de basse et une maîtrise de bout en bout (c'est bon , c'est bon !!! ce n'est pas possible que cela va continuer comme cela !). Et... c'est ..."Porcupine" ! A faire pleurer n'importe quel coeur insensible... LA chanson absolue !!! Impossible à décrire, uniquement à écouter...No comment...(je pleure !). Arrive la face B (et oui c'est du 33 Tours et cela craque de tous les côtés à force d'avoir passé le diamant...) et "Heads With Roll" et ses violons d'entrée qui vont marquer toute la chanson accompagnée de la guitare de Will Sergeant (de nouveau le pouls s'est bigrement accéléré). "Ripeness" enchaîne à coup de martèlement de batterie, et Ian qui continue à chanter divinement bien. Il termine cette chanson en choeur avec lui même et... c'est beau. "Higher Hell" et son intro. La rythmique est superbe, mais peut-être la chanson la plus faible (ou plutôt la moins forte !) de l'album et se termine en cacaphonie ubuesque. "Gods Will Be Gods" est magnifique, c'est simple, efficace, avec la basse de Less Pattinson qui vrombit tout le long long. Maîtrise totale de la musique rock. Finir l'album avec "In Bluer Skies", cela fait mal. Encore une merveille et on voit que ce sont les derniers sillons du disque. Savourons, savourons c'est la fin de l'épopée Porcupine ! En fait ce disque est simplement... intemporel Ocean Rain 1984 L'album Ocean Rain est le quatrième de ce groupe de Liverpool. Il s'impose comme le pic de leur carrière, non seulement d'un point de vue qualitatif, mais aussi par rapport au succès qu'il a rencontré. Un merveilleux album, à la suite duquel ils n'ont d'ailleurs plus été capables de ressortir grand chose qui en vaille la peine. "Echo & The Bunnymen", sorti peu de temps après, va jusqu'à leur déplaire à eux-mêmes (à cause d'un peu de drogue, parait-il), ce qui entraîne leur séparation. A la suite de cela, leurs trois opus post-séparation sont des albums de pop vue et revue. Certes agréables, mais qui n'égalent leurs réalisations du début des années 80. "Heaven Up Here" était sans aucun doute excellent, il n'atteint cependant pas le niveau d'"Ocean Rain". On peut lui reprocher ses neuf chansons qui ne réprésentent qu'à peine plus de trente-cinq minutes (seulement, diront certains). Mais ! Ces choses-là n'ont pas d'importance quand la qualité est au rendez-vous. On y trouve à peu près tout dans l'échelle du plaisir. On va des sympathiques et agréables "Thorn Of Crowns", "Ocean Rain", "The Yo Yo Man", "Nocturnal Me" et "My Kingdom", au très entraînant "Silver", pour finir avec, les meilleurs pour la fin, les superbes et parfaits "Crystal Days" et "Seven Seas", ainsi que LA chanson, la merveille de leur carrière toute entière (reprise par exemple pour la B.O. du film Donnie Darko) : "The Killing Moon". Fantastique. Si Echo & The Bunnymen ne doit être connu que pour un album, ce doit être "Ocean Rain". Evergreen 1997 Alors voilà... Après l'interlude Electrafixion, Ian MacCulloch et Will Sergeant décident de relancer le "mythe" Echo & The Bunnymen ! Réussissant à sortir Les Pattison de la routine familiale et lui faire reprendre le chemin des studios, le groupe se retrouve au complet depuis la mort de Pete De Freitas et le départ de Ian (Big Mouth) MacCulloch qui s'en suivit à la fin des 80's. Ils s'adjoignent également Adam Peters, responsable des arrangements de cordes sur le chef d'œuvre Ocean Rain de 84. Mais cette reformation n'a pas pour but d'engranger de l'argent, comme le clamait Johnny Rotten lors de la reformation des Sex Pistols l'année précedente. Les Bunnymen reviennent pour prendre du plaisir à jouer leurs chansons live comme un tour aux montagnes russes, et démontrer que la Britpop qui cartonne alors, leur doit beaucoup ! Et l'album dans tout ça ? "Echo" décide de revenir avec classe avec un album synthèse, regroupant tous les ingrédients qui ont fait leur renommée. L'album alterne entre titres pop et d'autres plus directs, plus rock. Il démarre pied au plancher avec "Don't Let It Get You Down", et le jeu de guitare de Sergeant qui nous avait tant manqué ! MacCulloch nous sort le chef d'œuvre de l'album, il livre l'une de ses plus belles chansons avec "Nothing Lasts Forever"; le single du retour en grâce en Angleterre, premier titre du groupe à se hisser dans le top 10 anglais ! Will Sergeant (l'un des guitaristes les plus inventifs des 80's avec Johnny Marr) signe aussi quelques petits bijoux d'orfèvrerie tout en arpège sur "I'll Fly Tonight", et des parties de guitares inspirées sur "Evergreen", "Altamont" ou "Too Young To Kneel". Adam Peters habille "Just A Touch Away" et "Empire State Halo", de cordes discrètes qui mettent en valeur les chansons... Même si les cordes se font moins sauvages que dans Ocean Rain. What Are You Going To Do With Your Life 1998 Difficile de dire si cet album est plus ou moins bon que tous les autres quand on ne connaît quasiment pas la discographie d'un des groupes phares de la première moitié des années 1980 alors sur le retour il y a dix ans, découvert sur le tard il y a peu. Certes, c'est probablement par sa sobriété que What Are You Going To Do With Your Life? sonne résolument comme un album classique et sans surprise mais la musique en paraît épurée. C'est probablement par sa sobriété aussi que l'on sent le besoin de se recueillir sur cette route désertique empruntée par Ian McCulloch qui, lui-même, semble s'attarder sur la direction à choisir une fois stoppé à un croisement. Les ballades, au nombre de neuf, s'embellissent selon la cadence désirée, en rêvassant sur "Rust" ou "Morning Sun", en accélérant le pas sur "Lost On You" accompagné par des cuivres à chaque refrain. Cet album semble être le plus intimiste d'Echo & The Bunnymen et ne s'avère pas si dispensable malgré une vague monotonie ressentie quelquefois comme pour "Baby Rain" et "When It Blows Over". Pour dresser la barre plus haute en matière d'insipidité, U2 a réalisé bien pire deux ans plus tard, à titre d'exemple. Idéal pour faire le vide à un moment de la vie et d'éclaircir à nouveau l'horizon. Flowers 2001 Flowers soulève bien des questions, celle de savoir si le groupe a bien fait de se reformer, s'il atteindra les hautes sphères cotoyées dans les années 80, s'il survivra à un troisième millénaire potentiellement moins réceptif à son style romantico 80's, tout une thèse à méditer pour un icône de la brit pop tel qu'Echo And The bunnymen. Dans le fond, ce Flowers n'est pas désagréable, tout est bien propre, bien interprété, dans l'esprit même de ce que sait faire le groupe mais voilà, tout cela ne soulève pas d'avantage d'excitation, disons le clairement, cet album peu original déçoit et n'est pas à la hauteur du génie d'Echo, un peu comme son prédécesseur "What Are You Going To Do With Your Life ?" qui lui-même soulevait une question posée dans le titre de l'album. En bref, ce Flowers n'est pas un moindre mal, il est simplement noyé dans la discographie précieuse du groupe et s'il n'a pas enthousiasmé les foules, il n'en restera pas moins mauvais que bien des merdes sorties à l'époque, influencées justement par Echo ; et ceux là égratignent bien plus l'image de ce groupe mythique que ses plus piètres productions. Siberia 2005 Pourquoi écouter cet album Echo & The Bunnymen ? Pour les excellentes chansons qui parcourent cet album, dont les meilleurs (??, euh un peu fort le terme) écrites par Ian et Wil, telles que "All Because Of You Days", "Everything Kills You" ou "Siberia" ? Pourquoi écouter cet abum Echo and the Bunnymen ? Parce qu' il y a un tube (si si ... et même que aucune radio ne le passera) "In The Margins" qui raconte peut etre pourquoi justement les chansons d'Echo n'ont jamais marché, Ian préfèrant rester dans la marge ! Pourquoi écouter cet albumEcho and the Bunnymen ? Pour les fans d'Interpol, il y a "Scissors In The Sand" avec une intro guitare à s'y méprendre (ah c'est vrai, j'oubliais c'est Carlos D, Daniel Kessler ... qui ont pompé Echo !) Sinon ça ressemble à ..."The Cutter"" mais ça c'est du Echo ... Pourquoi écouter lcet album and the Bunnymen ? Ben, parce qu'il y a même une belle ballade placée à la fin de l'album pour cloturer ce bel ensemble, "What If We Are" Pourquoi écouter cet album Echo and the Bunnymen ? Surtout, parcque Ian McCulloch chante toujours aussi bien (même si sa voix en live a plus de mal à igorer les tonnes de clopes ingurgitées) et que Will Sergeant place de mieux en mieux sa guitare sur cette voix ... Pourquoi écouter cet album Echo and the Bunnymen ? Tout simplement un BON album ! Pas un chef d'oeuvre ... Pas une bouse ... non un truc honnête, simple, propre, sans surprise (pas de mauvaise en tout cas) et que l'on pourra aimer à écouter une deuxiéme fois dans la foulée ... The Fountain 2009 Bon OK l'histoire du groupe est derrière lui mais quand même. D'un autre côté c'est vrai qu'à sa sortie cet album a été assez démoli par les critiques spécialisées. Bon grosso modo le son est plus ou moins le même que pour Siberia. Le tout est très lisse et très produit. Et c'est vrai qu'il y a des fautes de gout. En particulier cette tendance à mettre des chœurs idiots une peu partout, plutôt énervante. En ce qui concerne la voix de monsieur Mcculloch, elle est là aussi plutôt similaire, c'est à dire éraillée, gutturale, etc. Mais moi j'aime ça, je trouve qu'elle se bonifie avec le temps. Pas taper, pas taper... Je sais c'était mieux avant, c'était mieux avant. Bon continuons sur les défauts, c'est probablement le plus vendable, le plus commercial, le plus accessible des albums du groupe. Du coup on gagne en dynamique, mais on a parfois un peu l'impression d'écouter la radio. Non quand même pas, faut que j'arrête. Mais étrangement, alors que alors Siberia avait tendance à lasser assez facilement, ce The Fountain se défend bien mieux, il retient l'attention. Moins de complaintes peut-être. Pourtant c'est le domaine de prédilection de Mcculloch. Cet album sonne juste moderne, déroutant. Et puis il y a comme une forme d'insouciance incroyable sur certains morceaux. Je crois que c'est sur "Do You Know Who I Am" que ça ressort le mieux. Les paroles sont minimalistes, la mélodie aussi, même carrément enfantine. Faut pas que j'exagère non plus, la mélancolie est toujours présente. Quelque part l'évolution du groupe ressemble un peu à celle de New Order. Euh pas sûr que ce soit un véritable compliment. Les morceaux qui ressortent le plus sont à mon sens "I Think I Need It Too" (piste 1), "Shroud Of Turin" (piste 4), "The Fountain" (piste 6), et "Drivetime" (piste 9). Cette dernière piste correspond d'ailleurs au domaine de prédilection de cet album, l'autoradio de la bagnole (à écouter au milieu de la nuit, quand il pleut et sur autoroute). En définitive l'album est relativement équilibré, le groupe n'a peut-être plus l'envergure qu'il avait auparavant, mais on ne peut que le remercier que de continuer. Finalement, cet album comporte une petite bombe, "I Think I Need It Too", qui permettra à certain de se motiver pour écouter l'album en entier (et ils seront largement récompensés), et qui permettra aux autres de confirmer que le changement de cap du groupe ne les intéresse pas. Si je conclus en disant que l'album est très bon, c'est parce que je ne suis pas objectif. Dès que j'entends la voix de Mcculloch, c'est fini. En réalité, il serait plus juste de le qualifier de bon, voire de sympa.
  5. son brutal à consonance électronique surgit sans prévenir. Cela surprend, c'est le moins que l'on puisse dire. On peut se demander si ce n'est pas une nouvelle expérimentation de Kevin Shields avec My Bloody Valentine qu''on est en train d'écouter. Mais dès la mise en route de la batterie, on comprend que l'on a affaire à autre chose. Le rythme et la production peuvent faire penser à Curve, mais le RIDE lancé juste après l'intro ne laisse plus planer le moindre doute, nous sommes bien dans le sixième album du groupe d'Oxford : This Is Not A Safe Place. Weather Diaries, le disque du retour paru deux ans plus tôt, ne nous avait pas vraiment convaincus. Autant dire que nous attendions vraiment davantage de ce nouvel essai. L'entame étonnante de R.I.D.E. nous laisse assez interrogatif quant à la suite, mais avec le premier single Future Love, qui lui emboite le pas sur l'album, on ne peut que se laisser aller. Calibrée pour figurer dans les tubes de l'été, la chanson est enchanteresse. Comparable à une composition de Wild Nothing (de la grande époque), cet extrait de This Is Not A Safe Place est une sacrée bonne surprise. Repetition, le second simple du disque, est par contre un ton en dessous. Plus synthétique dans le fond sonore, la chanson pêche surtout par son texte et ses effets répétitifs (!) un peu pénibles. Mais le nouvel album de Ride c'est, fort heureusement, bien plus que cela. En effet les anglais ne vont pas cette fois se perdre dans des chansons sans trop d'intérêt. Au contraire, certaines vont même nous mettre une sérieuse gifle dans la tronche. A commencer par l'incroyable Kill Switch, plage de moins de trois minutes dévastatrices. The Raveonettes n'auraient pas fait mieux ! Cela faisait bien longtemps qu'on n'avait pas entendu de telles guitares grinçantes chez les britanniques. Un vrai plaisir jouissif ! On ne retrouvera pas une telle puissance sur d'autres chansons du disque mais cela ne signifie nullement que le reste de l'album est lent et ennuyeux. Par exemple, Jump Jet, petite perle pop parfaitement mélancolique, Clouds Of Saint Marie, odyssée délicate de dream pop, 15 Minutes et son rythme sur lequel se fracassent une orgie de guitares électriques, viennent illuminer ce nouveau disque. Sans oublier l'immense In This Room, conclusion longue de pas loin de neuf minutes qui semble contenir l'âme de cet album, tant la chanson est emballante et riche. Celle-ci nous fait vite oublier quelques morceaux plus dispensables et nous donne véritablement envie, une fois terminée, de nous replonger immédiatement dans une écoute du disque. Vous l'aurez donc compris, tout n'est pas parfait dans cet album. Cependant, Ride effectuent cette fois un retour gagnant avec This Is Not A Safe Place, surclassant ainsi de loin son prédécesseur. Certes, nous n'avons pas encore vraiment retrouvé le son noisy qui caractérisait si bien ce groupe. Toutefois certains petits bijoux présents sur l'album nous dispensent de cette attente et nous redonnent le sourire à de nombreuses occasions lors de l'écoute de ce nouveau disque.
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