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Formés à Nottingham, les Tindersticks s'imposent rapidement comme étant l'un des groupes phares de la scène pop britannique des années 90. Composant une pop mêlant romantisme lugubre et beauté mélodique, les Tindersticks sont aussi bien influencés par Joy Division, Scott Walker, Leonard Cohen ou même Lee Hazlewood

Tindersticks 1993

Acclamés par la presse britannique, les Tindersticks réussissent l'étape du premier exercice studio. Ils se forgent dès lors un nom parmi les autres groupes des années 90, mais trouvent aussi leur place dans un romantisme noir et délicat.

En vingt et un morceaux le groupe dévoile une musique désarmée, poétique dont les textes littéraires écrits par Stuart Staples, qui n'a pas encore la voix nicotinée et grave qu'on lui connaît, reflètent les méandres de la vie et de l'amour. Et si l'émotion ne surgit pas de cette voix marmonnée et pudique, l'instrumentation s'en charge avec élégance. La formation du groupe (guitare, basse, batterie, clavier, violon, trompette) permet des variations dans ce registre que l'on qualifie de pop et réussit avec brio à séduire sur des mélodies aussi bien sombres, légères, lancinantes ou rythmées. Mais que ce soient "Tyed" ou "Tie-Dye" (même chanson menée successivement par une trompette et un violon aussi tourmenté l'un que l'autre), "Raindrops" pianotée délicatement, ou le folklorique "Her", on est sans cesse touché par la musique et les paroles de Tindersticks. Leur mélancolie est liquide ("Nectar", "Whiskey & Water", "Raindrops", "Tea Stain"...) et cette voix morose un peu maladive est plus que sublime sur "Blood" - encore un titre qui coule.

Tindersticks est un disque onirique, splendide. D'ailleurs les six membres racontent chacun leur tour un rêve sur "Paco De Renaldo's Dream".

Malgré cette noirceur chaque écoute est un délice.

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II 1995

Ce deuxième Tindersticks : difficile d'en parler posément. C'est sans doute un des plus beaux disques des années 90, la plus grande réussite, à mon avis, d'un très grand groupe aux références impeccables.le disque a maintenant 20 ans et trône toujours en haut de ma discothèque. Quintessence d'un certain rock lyrique et mélancolique, hanté, l'album offre des mélodies magnifiques, des arrangements bouleversants (les cordes!), un climat général magique, hors du temps. Sans parler de la voix de Stuart Staples !

Long, jamais ennuyeux, touché par la grâce, ce disque semble ne jamais devoir finir... la touche 'replay' a-t-elle été inventée pour lui ? Intemporel, sans aucun doute.

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Curtains 1997

Curtains, dont la pochette semble être un morceau de tapisserie arraché dans on ne sait quelle vieille demeure. C'est assez théâtral, un coup de rideau après un deuxième disque ravissant ? Les Tindersticks nous servent ici une parfaite musique de chambre, à l'image de "Another Night In" sur laquelle Dickon Hinchliffe (d'avantage mis en avant sur ce disque) excelle au violon, faisant de cette introduction, une mélodie entêtante et ô combien triste. L'écriture est aussi noire que les deux albums éponymes, mais, là où le groupe avait privilégié la voix de Staples sur l'album précédent, ici l'orchestration, soigneusement mixée par John Siket (Blonde Redhead, Sonic Youth...), est savoureuse. Ainsi sur des textes de plus en plus beaux et touchants, Staples nous susurre avec sa voix caverneuse ses histoires de coeur, ses déboires, ou nous raconte, sur "Ballad Of Tindersticks", leur tournée aux Etats-Unis où l'alcool les accompagne en permanence. De démon en démon, de ténèbre en ténèbre, il se met à nu constamment et ne laisse rien de côté. L'écriture est fine. On survole alors ce troisième disque, affecté mais attentif, pris dans ce flot de paroles, comme enivré.

Curtains n'est donc pas ni un revoir, ni un entracte ("rideau" au théâtre se dit en anglais "drop", désolé). Les gentlemen de Nottingham nous cèdent une musique toujours aussi raffinée, qui vient puiser dans notre mélancolie latente. Et cette voix... Bouleversante, tout simplement bouleversante.

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Simple Pleasure 1999

Après trois albums de plus d'une heure chacun, les Tindersticks nous présente Simple Pleasure un peu plus court. La pochette est superbe : le ventre d'une femme enceinte dissimulé à moitié dans l'obscurité. Amour et noirceur, ce disque promet autant que les autres à première vue.

Pourtant, lorsque le disque s'ouvre sur "Can We Start Again?", le doute s'installe. Le rythme est entraînant, jovial. Une guitare donne le tempo suivi d'accords pauvres au piano, de claps et de chœurs sur les refrains. C'est un peu trop... Le single devait certainement être destiné au top 50 anglais. En fait, c'était le cas, et ça n'a pas séduit le public anglais. On le comprend, la voix grave de Staples s'accorde mal à cet air enjoué. Ils ne sont pas les seuls à avoir mis un morceau détonnant comme premier titre pour mieux vendre leur album, donc passons ce petit écart. Les mélodies rebasculent dès le titre suivant dans cette mélancolie qui nous est maintenant familière et donnent de nouveau du sens aux propos de Staples. Avec toujours autant d'élégance et ce vibrato désormais célèbre, il cristallise ses chagrins d'amour et nous ferait presque pleurer sur "If She's Torn", somptueuse. Il parvient aussi à transformer "If You're Looking For A Way Out" (du goupe disco Odyssey) en une ballade tendre et délicate. Les Tindersticks ont laissé de côté l'instrumentation de Curtains mais se dévoilent toujours plus. Sans aucun artifice, sans ironie, ils jouent ce qu'ils savent faire de mieux : une musique de spleen, dépressive et poignante.

Can Our Love 2001

Jusqu'à présent, le groupe a toujours réussi à faire dans le lancinant -et ce avec une certaine distinction- sans pour autant tomber dans le monotone. Cependant sur ce cinquième disque, au titre plus qu'explicite, les compositions manquent un peu de forme, ont été bâclées. Etrangement, les mélodies sont moins sombres, un peu plus entraînantes mais détruisent le charme des britanniques. C'est paradoxal et pourtant bien vrai, les deux premiers titres sont aussi mièvres que toniques et le monde bascule lorsque "Tricklin'" apparaît pour nous faire replonger dans le malaise. On a le droit à une chanson plus soporifique qu'autre chose. "Can Our Love", un peu simple, et "Sweet Release", quant à elles, ont du mal à tirer partie de l'enregistrement live (sous le manteau ?) qui leur ont été accordé. Can Our Love n'est pas le disque de l'overdose mais d'une erreur de parcours et d'une production précipitée. Il passe tout simplement inaperçu dans la discographie du groupe. On retiendra peut être la ligne de violon mirifique sur "Dying Slowly", mais ce sera presque tout

Waiting For The Moon 2003

Les Tindersticks nous ont habitué à sortir un album tous les deux ans. Wainting For The Moon respecte cette logique et pour une fois est signé sur le même label que l'album précédent. Cela à de quoi nous laisser sceptique puisque Can Our Love... a été un véritable échec.

En fait, le temps de réponse par rapport au dernier disque n'a pas été long car le sextet britannique s'aventure sur ce sixième opus dans les contrées un peu douteuses d'une pop simpliste et lisse. Il n'a pas essayé de redresser la barre et de poursuivre dans son propre univers, moite et alarmant. Le terme romantisme noir a donc perdu une partie de son sens dans les mélodies qui se détachent de l'obscurité des compositions passées. Le groupe a complètement délaissé son style, son identité, son âme. Il faut se rendre à l'évidence. Le disque dégage une atmosphère beaucoup plus légère et moins oppressante que les premiers. Les violons se baladent allègrement sur les titres et accompagnent une guitare acoustique qui signe presque toutes les rythmiques sans ardeur. Côté voix, Dickon Hinchliffe chante sur quelques titres - c'est lui d'ailleurs qui interprète le premier morceau "Until The Morning Comes" – et Stuart Staples se cantonne dans un jeu sobre, très peu habité et profond. Le charme Tindersticks est rompu. "Just A Dog" est sûrement la pire chanson, country sautillante et insipide mais "Waiting For The Moon" et d'autres rattrapent un peu cette dérive. A noter le duo sur "Sometimes It Hurts" avec Lhasa de Sala gentillet mais qui sent le déjà vu.

Wainting For The Moon s'écoute assez bien et c'est ce qu'on lui reproche. Il ne vous met pas dans cet état de stress et de torpeur comme Simple Pleasure qui était magnifique. La musique n'est pas noire mais tout simplement pâle. Les dandies de Nottingham ne le sont plus vraiment.

la suite et fin plus tard ( carrière solo de Stuart plus musique de film pour Claire Denis )


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Avec quel album commencer ?

Au vue des descriptions, je dirais II a priori ? Quel serait le plus facile d'accès ?

En tout cas The Something Rain de cette année est fantastique.

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Avec quel album commencer ?

Au vue des descriptions, je dirais II a priori ? Quel serait le plus facile d'accès ?

En tout cas The Something Rain de cette année est fantastique.

les 3 premiers et The Something Rain

sinon Trouble everyday pour la BO du même film

Edited by avram grant

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The Hungry Saw 2008

Par ses arrangements minimalistes, son ambiance doucement calfeutrée et par la voix quasi monogamme et toujours parfaite de Stuart Staples . Cette musique est un havre de paix intemporel: on ne peut clairement la placer dans un contexte temporel précis. Sans être rétrograde, elle ne fait pas l'éloge de la modernité mais reste dans le domaine de l'iréel.

De la douce "Intro' à la fin de l'album, on est happé dans cet univers étrangement hors du monde. On alterne mélancolie ("Yesterday Tomorrows" reggae pour dépressifs; "The Other Side Of The World" morceau tire-larme par excellence, le country "Mother Dear") et reprises d'espoir (l'éponyme "The Hungry Saw"; "All The Love" apaisé).

Un album serein, propice à la rêverie. A l'imagerie aussi belle que se font les arrangements, à l'ambiance aussi douce que les trémolos de Stuart Apples. Si il ne scie pas le c.. à première vue, comme le montre la pochette, à la longue il scie le coeur

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Falling Down A Mountain 2010

Ce nouvel album est une bonne cuvée, comme d'habitude en fait - je ne connais pas de mauvais album des Tindersticks - avec tout de même une surprise au niveau de l'ambiance générale, plus lumineuse qu'autrefois, comme le montre la pochette, enfin réussie. Ce qu'il perd en arrangements somptueux - les cordes de Dickon Hinchliffe! disparu du groupe - il le regagne en diversité des sons, non dénuée parfois d'audace, comme sur le titre d'ouverture.

Le titre d'ouverture donc, éponyme, est assez jazzy, ce que je n'aime guère en général, mais que j'approuve dans le cas présent. Jazzy mais original... S'est néanmoins pas foulé pour les lyrics, Stuart, là-dessus.

Dans tout album des Tindersticks qui se respecte, il y a au moins un duo avec une partenaire ,Dans celui-ci, c'est "Peanuts". Le duo est réussi et assez intéressant, même si ce n'est certes pas le titre le plus renversant de l'ensemble.

"She Rode Me Down": le titre western de l'album, comme Staples en distille ici et là. Bien vu, presque gai.

"Black Smoke" est un bon petit rock. "Keep You Beautiful" est une jolie ballade, vraiment jolie. La montée de "Factory Girls" est aussi très réussie dans le même genre. Les 2 instrumentaux de l'album, "Hubbards Hills" et "Piano Music" ne sont pas loin d'être les meilleurs morceaux du lot.

En bref, un bon petit album, peut-être même un peu mieux que ça, assez hétéroclite toutefois

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The something rain 2012

La musique des Tindersticks n’a jamais été très enjouée et festive, et pour ce neuvième album, le ton est tout de suite donné, c’est un album dédié au deuil.

Dans ce disque, on retrouve un groupe uni après des tentatives de solos et un line-up fluctuant. The Something Rain est un concept album inspiré, honnête et touchant. L’âme de cette œuvre se dévoile tout au long d’un processus durant lequel le temps a suspendu son vol comme sur le Lac de Lamartine. Tout commence par un Chocolate de neuf minutes : tous les instruments du groupe se mettent en place, la guitare, la basse, les cuivres, la batterie, l’orgue et la voix, celle de David Boutler racontant une histoire. A l’inverse, le dernier titre est court et instrumental.

Sur cet album, le groupe se met très naturellement au service de ses chansons, et non pas à la recherche d’un style. Tout le savoir-faire des musiciens se révèle dans des ambiances tantôt cold wave (l’introduction de Show Me Everything, Frozen), jazzy (Medecine, Come Inside), voire ska (Slippin' Shoes). Il existe une énergie sous-jacente dans ces chansons qui, comme Show Me Everything, commencent de manière très froide, avant que le groupe ne se lâche sur les guitares ou les cuivres alors que la rythmique reste imperturbable comme un métronome. Le tempo est lent, mais il y a suffisamment de sentiments qui passent pour garder l’attention de l’auditeur.

On y croise aussi des fantômes qui se baladent sur ce disque mystérieux. Ce sont les nappes de synthés analogiques de Fire Of Autumn et la voix féminine qui y double celle de Stuart Staples sur le refrain, donnant l’impression de chanter à l’unisson de son âme cachée qu’il nous dévoile sans pudeur. Sur Medecine, ces fantômes se font plus menaçants, avec un violon qui vous enterre et la rythmique en goute à goute. Ils finissent de tourmenter l’auditeur sur Frozen, franchement bruitiste. C’est de la cold wave avec de l’écho sur la batterie, des riffs de guitares étouffés, un saxophone qui pleure et un chanteur qui boit la tasse.

The Something Rain est un album qui se distingue dans la discographie des Tindersticks, comme si le groupe se dévoilait pour la première fois, sans artifice. Enregistré dans leur studio limousin, Le Chien Chanceux, c’est le nouveau « premier album » d’un groupe mature.

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stuart en solo

Lucky Dog Recordings 03-04 2005

Si on connaît le personnage, on sait qu'il ne s'agira certainement pas d'une escapade tonitruante. Discrètement, lentement, à sa manière habituelle, Staples nous plonge dans une atmosphère confinée, intimiste.

on n'est jamais loin de la musique du groupe, une musique qu'on se plaît à écouter seul. Pas question non plus de faire dans la chanson humoristique. Le ton reste froid, langoureux, et si un titre comme Marseille sunshines peut laisser penser à un rayon de soleil, on se rend vite compte que la musique qui lui colle n'a rien d'un tube de l'été. Ce morceau, avec son piano lancinant, pourrait d'ailleurs aisément faire partie de la fascinante B.O. de Trouble everyday, le film de Claire Denis, composée par les Tindersticks.

Pourtant le chanteur se plait parfois à prendre quelques légères libertés avec la ligne traditionnelle, avec quelques instrumentations notamment. Comme sur Say something now, par exemple (sorti en single limité avec Friday night), où il risque quelques rythmes presque... tropicaux.

Et puis, bien sûr, il y a cette voix. Reconnaissable entre toutes. Chaude et langoureuse, on la suit, on lui fait confiance.

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Leaving Songs 2006

Le disque démarre par un long voyage magnifiquement orchestré ("Goodbye To Old Friends"), chanson à vous mettre la pèche le matin, le blues le soir... Ensuite première ballade ("There Is A Path") très Leonard Cohen, mais aussi tès crédible et sincère... L'album se poursuit avec un son plus Tindersticks ("Which Way The Wind"), ou encore une fois la voix de Stuart est à la fois (paradoxe) frêle-fragile et sûre-affirmée que c'est difficile de la décrire (on a d'ailleurs tellement écrit sur cette voix hantée et habitée que ce n'est pas la peine de rajouter du superflu, il vaut mieux l'écouter).

Arrive un premier duo féminin avec Maria McKee, très épuré et très riche ("This Road Is Long")... La suivante poursuit la ballade de la mélancolie ("One More Time")...puis c'est le dépouillement absolu ("Danse With An Old Man")... et réapparition de Lhasa de Sela ("That Leaving Feeling") pour un nouveau duo très convaincant avec violons, cuivres, orgue... L'émotion de la simplicité revient ("Already Gone"), c'est toujours magnifique... Une autre ballade enchaîne ("This Old Town") et nous enchaîne, et l'on sourit à chaque apparition, chaque touche d'un instrument nouveau, c'est fin et triste. Ca se termine, "One Two Three Four (Pulling In To The Sea)" par encore une superbe mélodie... et une fois le disque finit, le silence est la plus belle prolongation... rêve, voyage, frémissement, nostalgie, sourire, souvenirs, séduction, intimité... et demain ?

Album très convaincant (sentiment aussi renforcé par son interprétation au café de la danse il y a une semaine), album très saisonnier... à écouter maintenant pendant les longues soirée d'hiver chez soi bien au chaud, ou en ballade dehors dans le froid pour se réchauffer les oreilles et la tête !

Ce disque est une belle synthèse... synthèse de sa carrière et de ses influences

Claire Denis Film Scores 1996-2009

Constellation propose pour la première fois de réunir le fruit de 16 ans de collaboration entre la réalisatrice Claire Denis et le groupe de Stuart A. Staples. 6 albums originaux dont 4 qui sont pour la premières fois édités : Nenette et Boni (1996) / Trouble Every Day (2001) / Vendredi Soir (2002) / L'Intrus (2004) / 35 Rhums (2008) / White Material (2009);difficile d'accés car composé en majeur partie de petite scenette musicale mais toujours autant de pépites

:rougeur:

http://www.telerama.fr/musique/les-tinders...denis,68558.php

Edited by avram grant

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pour yan et les autres qui souhaitent ce faire une idée du groupe live

lien pour le concert de Mars ( j'y étais :wub: )

à consommer sans modération parfait

http://liveweb.arte.tv/fr/video/Tinderstic...u_Trianon/4509/

Frozen :wub::wub::wub::wub:

Edited by avram grant

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Tiens, c'est marrant qu'il y ait un fan des tindersticks. En octobre j'étais en charge du marketing pour un festival en Allemagne, le new fall festival 2012 (à Düsseldorf) où les tindersticks faisaient partie du Line Up :) Très sympa les mecs d'ailleurs :D


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Best of sorti ce jour enfin les classiques reenregistres avec 2 beaux inédits .a consommer sans modération et en concert lundi prochain j y serais


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The Waiting Room 2016

 

Toute l'ambivalence des Tindersticks est contenue dans la voix improbable de Stuart Staples. Cette voix qui charrie les échos d'un romantisme exacerbé, maniérée comme c'est pas permis, mais qui parait toujours à bout de souffle, à s'achever dans des trémolos asthmatiques, trop épuisée même pour se fatiguer à atteindre les bonnes notes. Les Tindersticks c'est un peu le tableau du Voyageur contemplant une mer de nuages revisité, où l'homme serait voûté face à un épais brouillard. Une musique de chambre intimiste qui se rêverait grandiose, symphonique.

Mais dans cette petite chambre il s'en passent des choses.

Dans cette chambre, Stuart Staples s'isole de tout, indifférent aux modes, insouciant du temps qui passe. Dans cette chambre c'est à se demander s'il daigner s'écouler d'ailleurs, le temps. Plus de 20 ans qu'il s'y prélasse, conforté dans son style à cœur ouvert et trémolos à cordes. Chaque album ressemble au précédent, pourtant ne se répète jamais. Dans cette chambre, Stuart n'est pas en stase, il se contente d'évoluer, de grandir, vieillir dans son petit coin. Dans sa chambre noire, on y rentre par le trou de la serrure : "Follow Me", une invitation sous la forme d'un modeste instrumental sorti du western que David Lynch n'a jamais tourné. Dans cette chambre de curieuses alchimies prennent forme entre deux plis de drap : comme une singularité temporelle, "Help Yourself!" surgit du néant, percée afrobeat retentissante, comme si Stuart avait invité le fantôme de Fela Kuti à boire une tasse de thé noir. Et les deux s'entendent comme cul et chemise. Dans cette chambre un pouvoir mystérieux est à l'œuvre, qui convoque des esprits disparus, celui de Lhasa De Sela. Hé Lucinda, hé Lucinda, es-tu là ? Si oui, tape trois fois et entame donc un duo à l'orchestration paradisiaque. On ne t'avait plus entendu chanter comme ça depuis ta mort en 2010. Dans cette chambre, pour tromper la solitude, Stuart se dandine sur des grooves imaginaires, au son de la basse chaloupée dont il habille "Were We Once Lovers?". Mais parfois dans cette chambre, il n'est plus possible de déjouer l'angoisse. Alors Stuart s'assombrit, son regard devient dur, sa guitare menaçante et son ton amer. Oui, peut-être qu'il ne peut pas faire grand chose, ainsi isolé dans ce cocon doux-amer qu'il s'est lui-même tissé, mais au moins il rêve. Et ce qu'on tient entre nos mains, cette Waiting Room, est un fragment de ce rêve.

Dans cette chambre au fond, Stuart a le temps. Tout le temps du monde. Cette solitude le protège autant qu'elle le piège. Alors Stuart se regarde dans la glace, examine ses fêlures, recompose les pièces de puzzle d'un cœur mille fois brisé. Dans sa chambre, comme un véritable orfèvre qui sculpte puis déguise délicatement ses petites poupées en bois, Stuart lui aussi passe son temps à habiller avec élégance (et avec des doigts qu'on s'imagine longs et fins) ses petits trésors de chansons douces. C'est un peu triste certes, mais difficile de résister à l'envie d'endosser le costume du voyou voyeur qui, par le petit trou de la serrure, observe l'homme isolé faire son office. Car cette scène a la beauté du secret, la beauté d'une confidence intime destinée à ne rester qu'entre lui et toi.

Il n'appartient qu'à nous désormais, de briser ou non le secret, de se faire du mal... "comme seuls en sont capables les amants".

 

 

 

 


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Depuis The Waiting Room paru en 2015, Stuart Staples, en groupe ou en solo, n'a pas chômé. Après la bande son du documentaire Minute Bodies – The Intimate World Of F. Percy Smith, l'album solo Arrhythmia et plus récemment, toujours fidèle à la réalisatrice Claire Denis, la bande originale du film High Life, le voici de retour avec un "véritable" album des Tindersticks : No Treasure But Hope, treizième disque studio du groupe.

D'entrée, ce qui frappe à l'écoute de ce comeback, c'est l'atmosphère qui règne sur l'ensemble de l'album. On ressent une véritable osmose, comme une libération tout au long des dix compositions. A commencer par cette ouverture joliment intitulée For The Beauty, qui vous pénètre avec ce piano majestueux et cette voix toujours aussi parfaitement posée. Dès l'entame, on sent déjà la grâce qui pointe le bout de son nez. Le premier single qui avait annoncé l'album en septembre dernier, The Amputees, était une véritable surprise de par le côté enjoué que la chanson dégage malgré une thématique loin d'être amusante.
La musique des Tindersticks n'a jamais connu de côté facétieux et le reste de l'album est là pour l'attester une fois encore. Car à l'exception de ce titre, les musiciens de Nottingham délivrent tout au long des quarante-six minutes de No Treasure But Hope une harmonie musicale posée, très subtile qui n'a nullement à voir avec un quelconque amusement.
Trees Fall, tragédie à la beauté immense, en est une parfaite illustration pendant ses trois cent cinq secondes divines. A ce moment de l'album, on se dit que cela fait tellement longtemps qu'on n'a pas entendu les Tindersticks à un tel niveau. D'autant qu'ils n'ont pas fini de nous émouvoir sur ce disque.

Pinky In The Daylight et son coté ensoleillé vient à son tour illuminer le disque. Le fait que Stuart Staples soit parti vivre en Grèce ne doit pas y être étranger. Carousel possède pour sa part plutôt une atmosphère feutrée et s'associerait à merveille en musique de fin de soirée. Tout est magnifique dans cet album, on a le sentiment que les Tindersticks sont peut-être en passe d'avoir sorti là un des plus beaux voire le plus beau disque de leur discographie.
Si la mélancolie du somptueux Take Care In Your Dreams ou la délicatesse The Old Mans Gait confirment ce sentiment, il n'en demeure pas moins que le choc de No Treasure But Hope figure bien dans See My Girls, chanson incroyablement folle avec ce piano qui la débute, sur lequel une basse vient s'accoupler avant que Stuart Staples ne s'aventure dans un chant presque chamanique lui-même renforcé par cette guitare parfaitement immiscée avant que les chœurs des autres membres du groupe ainsi qu'une une série de cordes la remplissent également. En 1993, Jism venait marquer à jamais le premier album du groupe. En 2019, See My Girls lui rend la pareille. Comment se remettre d'une telle gifle ? Eh bien avec des moments apaisés et apaisants, tels que Tough Love ou le superbe final, No Treasure But Hope, comparable à un au revoir ou un adieu.

Vous l'avez compris, les Tindersticks signent là un des très grands disques de cette fin d'année, et probablement l'un des tous meilleurs de leur carrière. Superbe de bout en bout No Treasure But Hope est un monument d'une grande intensité vocale et musicale. On n'espérait plus connaître un tel bonheur de la part d'un groupe qu'on suit et aime pourtant depuis plus de vingt-cinq maintenant. Et pourtant, s'accrocher à cet espoir nous a permis de trouver un trésor, un joyau qu'on chérira longtemps encore.

 

 


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