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The Horrors


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The Horrors est un groupe originaire de Southend-on-Sea, au Royaume-Uni formé durant l'été 2005

Strange House 2007

Ils sont immenses, rachitiques, vêtus de noir et ils font la gueule. Non, ce ne sont pas des mannequins Dior, ni même de pâles descendants de ces corbacks qui n’en finissent pas de pondre, mais le phénomène de foire le plus spectaculaire des deux dernières années, en direct live dans votre garage. Jusqu’ici, il ne faisait aucun doute que la petite boutique des Horrors étaient bien pourvue question oripeaux sanglés et poses sanglantes, mais qu’en était-il de la musique ? Tout juste une poignée de concerts français pour alimenter des rumeurs contradictoires et quelques singles pas toujours à la haut®eur. Disons-le tout net après écoute de ce premier album, The Horrors est une supercherie. Tout ce cirque morbido-arty sentait si fort la blague potache pour modeuses en mal d’héroïneries qu’il paraissait insoupçonnable d’y trouver un semblant de fond. Fulgurant condensé de rock tranchant, Strange House regorge pourtant plus de nuggets que chez Lenny Kaye, plus de mélodies en accroche-cœur que chez Jack The Ripper, plus de sincérité sous le mascara dégoulinant qu’il n’y paraît. Si les soniqueries 60’s marquent très fortement la grésillante couleur de leurs morceaux, portés par un omniprésent Farfisa hors d’haleine, il semble évident que ces gens-là cachent d’autres ressources dans leur discothèque personnelle. Excellent Choice, ainsi, que leur glorieuse collision entre surf music et spoken word. Maculée d’explosions de guitares maîtrisées, Sheena Is a Parasite saigne carrément la drum’n’bass à blanc. Quant à l’excellent She Is The New Thing, il nous chuchote que les années britpop de Supergrass et d’Elastica ne sont pas passées au-dessus de leurs petites têtes choucroutées. Les croassements cockney de Faris Rotter accompagnent à merveille psychotiques réactions – Count In Fives, forcément – et crises de tremblotte – l’étrange escapade instrumentale Gil Sleeping –, comme si les Cramps avaient décidé de squatter la fameuse maison hantée de Disneyland. On a beau ricaner, on s’y laisse pr

endre à chaque fois.

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Primary Colours 2009

Jusque-là, on ne savait pas trop sur quel pied danser avec The Horrors. Ces garçons-là ressemblaient quand même à s’y méprendre à de grands guignols, engoncés dans leur jeans juste au corps, les traits pétrifiés par une dose pornographique de fond de teint plâtreux, servant à l’envi des références piquées dans la discothèque du père. Voire du grand-père. N’empêche. Il était absolument impossible de complètement détester ces damoiseaux, armés de ce je-ne-sais-quoi d’inconscience bravache, de charisme suranné, d’idées soniques stupéfiantes. Et d’accointances cool – du fanfaron Devonte Hynes aux introvertis Hatcham Social, tous copains du chanteur-dessinateur Faris Badwan.

Certes, tout cela n’avait pas suffi pour que le quintette réussisse son premier album, Strange House (2007), trop référencé (une reprise de Screaming Lord Sutch en ouverture), trop second degré (Sheena Is A Parasite, quand même) pour que l’on ait envie de le louer. Même sans caution. Mais il restait encore ces prestations d’un autre temps, ces quelques minutes d’adrénaline pure, de bruit blanc délivré sous une pluie de lumières blanches et stroboscopiques, manifestes punk immaculés qui prenaient aux tripes en assénant de drôles de crochets au niveau des tympans. Toutefois, le (no) futur du groupe semblait destiné à s’écrire en pointillé. Car depuis la sortie de ce disque, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Quelques collaborations, une escapade (le clavier Spider Webb et le bassiste Tomethy Furse alliés sous le nom Spider And The Flies), et une reprise de Suicide. Et des rumeurs. Des jours et des nuits, des semaines qui se transforment en mois. Enfermés dans un studio sans fenêtres, coupés du monde extérieur, sous l’emprise d’un producteur nommé Geoff Barrow, l’âme (noire) d’un Portishead ressuscité en figure de proue d’un post-punk décadent pour le troisième millénaire. Pourtant, a priori, rien ne pouvait annoncer Primary Colours.

Un titre en guise de trompe-l’œil. Accompagné d’une pochette qui, elle, annonce la… couleur. Justement. Silhouettes floutées et photo troublée, comme un appel du pied au Pornography (1982) de The Cure, un jaune crépusculaire et mordoré à la place du rouge turgescent de l’œuvre suicidée de Robert Smith. Mais le propos n’est pas éloigné. Dès Mirror’s Image – une fois évanouie l’intro funéraire (party) –, la violence est sourde et l’implosion menace. Claviers en boucles, guitares aiguisées, rythmique martelée portent littéralement le chant d’un Badwan halluciné. Les cinq amis ont donc brûlé les étapes, laissé le seul rock au garage pour venir se frotter aux atmosphères délétères de la fin des seventies et du début des eighties. D’ailleurs, comme un passage de témoin, Who Can Say présente le Velvet Underground (avec John Cale, bien sûr) à Public Image (période Keith Levene, évidemment) et Faris croone avec détachement. C’est précisément à ce moment-là que l’on se souvient que ces chenapans reprenaient naguère No Love Lost de Joy Division.

Et l’ombre des Mancuniens de planer ici et là, comme sur I Only Think Of You, sorte de Decades arrangé par Phil Spector plutôt que par Martin Hannett. Pourtant, alors que Ian Curtis se balance entre les mélodies, The Cure en mode triumvirat surgit une nouvelle fois, menaçant, le temps de Scarlet Fields, quatre minutes et quelque de plongée en apnée dans une obscurité menacée par quelques rayons de soleil aveuglants. Et preuve définitive qu’on n’a pas besoin de Kevin Shields. Et si Three Decades et Primary Colours, les deux titres produits par le vidéaste mélomane et désaxé Chris Cunningham, s’affranchissent dans une facture plus classique, l’apothéose finale qu’est Sea Within A Sea s’offre en copie carbone du Mother Sky de Can, soutenue par une batterie hypnotique pendant que guitares et claviers jouent à cache-cache avant de lacérer un horizon inquiétant.

Alors, à l’aune de ce deuxième album sidérant, une certitude s’impose d’elle-même. Transfigurés en partie par Geoff Barrow, guidés par d’autres ambitions, les Horrors viennent de s’offrir un aller simple pour la postérité. Quoi que leur réserve l’avenir.

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Skying 2011

Des lettres XL flottent dans un océan de couleurs psychédéliques, aux rythmes de guitares mixées à l’envers et de beats rappelant l’époque de Madchester. Le faux clip du single Still Life marque ainsi le retour en grande pompe de The Horrors, que d’aucuns n’attendaient de sitôt tant les Londoniens se sont montrés discrets durant les deux années qui ont suivi l’épatant Primary Colours (2009). D’autant que leur leader Faris Badwan est sorti de l’ombre, batifolant avec Rachel Zeffira le temps du séduisant projet baptisé Cat’s Eyes. Quand ce disque a récemment vu le jour, les mauvaises langues ont voulu parler à la place du taciturne Faris, entrevoyant déjà la fin du quintette anthracite. The Horrors n’est pas mort et enterré, mais au contraire plus vigoureux que jamais. Autrefois fardés d’un mascara garage punk, les Anglais ont pris une première fois tout le monde de court en dissolvant leurs influences avec des touches de krautrock et de new-wave, aidés par la production hantée du manitou Geoff Barrow. Encouragé par lui, le groupe décide de se construire son propre studio à Dalston, au nord-est de Londres, et de produire lui-même ce troisième album. Poursuivant cette même logique consistant à trifouiller dans la discothèque de papa pour établir une archéologie du psychédélisme, les cinq amis repassent à la moulinette 2.0 le post-punk britannique en remontant le temps à rebours jusqu’à la fin des eighties et au début des nineties, se focalisant sur les prémices de la britpop.

Dès les premières secondes de Changing The Rain, les nuages de synthés et les beats baggy annoncent la couleur– ou plutôt l’entrelacs de teintes floutées. Fini les noirceurs d’antan, comme l’indique la pochette signée par le photographe Neil Krug (Tame Impala, Ratatat, Ladytron), le jaune mordoré de Primary Colours a laissé place au bleu vert d’un horizon entre ciel et mer. L’ambiance funèbre de Joy Division s’est évaporée dans le brouillard toxique d’autres Mancuniens : The Stone Roses, dont l’ombre plane sur une grande partie de Skying. Claviers en spirale, guitares acérées et martèlements rythmiques s’entrechoquent de sorte que chaque son d’instrument semble se fonder dans l’autre. Seuls maîtres à bord, les cinq compagnons parviennent à réitérer les sonorités droguées produites auparavant par Geoff Barrow, en y instillant une clarté nouvelle, comme sur les notes synthétiques de You Said et Still Life qui évoquent Gary Numan. Ou sur ce dub de trompette chipé aux Boo Radleys (Endless Blue, Wild Eyed). Plus loin, l’épopée Moving Further Away apparaît comme la face B éclairée de Sea Within A Sea, nourrie de cette même accointance pour les évasions fumeuses de Can. À bien des égards, Skying sonne comme le jumeau lumineux de Primary Colours, œuvre ennuagée avec laquelle les cinq musiciens ont fini de mirer leurs chaussures pour regarder ailleurs. Vers le ciel, évidemment.

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Luminous 2014

Déjà sept ans. Sept ans que The Horrors publiait son premier album « Strange House », véritable épopée punk orchestrée par le chant rageur de Faris Badwan. La suite, c’est « Primary Colours », un deuxième album tout aussi déchainé et encore plus abouti, puis un revirement moins garage, plus expérimental mais tout aussi fabuleux avec « Skying » en 2011. Ce dernier, préfigurant un changement définitif dans le son des Horrors, a parfaitement emboité le pas pour le retour des Anglais en 2014.

Quand le groupe parle du nouvel album « Luminous », ils y font référence en parlant d’une « nouvelle direction plus électronique », un album qui nous « élève » et sur lequel on pourrait presque « danser ». On est en plein dedans. « Luminous » est une aventure imprévisible au cours de laquelle une multitude de sons nous emporte dans des contrées inconnues. Car The Horrors accorde une grande importance à livrer des albums cohérents et qui s’apprécient dans leur ensemble. C’était le cas sur les trois précédents albums, c’est une nouvelle fois le cas avec celui-ci.

Cette attention portée à la cohésion des morceaux est encore plus appréciable sur « Luminous » tant l’album se veut hypnotique et bien construit. Même si la noirceur des deux précédents albums à laissé filtré une part de lumière, on reste fascinés par tant de créativité. Cet exemple de renouveau incessant se retrouve sur des titres comme « Chasing Shadows » où la voix presque christique de Faris Badwan nous emporte sur des nappes de synthés et un refrain enivrant. Même chose sur les deux premiers titres dévoilés « So Now You Know » et « I See You » qui polarisent avec brio le renouveau mélodique et psychédélique du groupe. Et quand l’album ne nous caresse pas avec ses envolées synthétiques, il revient aux fondamentaux à coups de riffs inquiétants sur « Jealous Sun » ou ciselés sur « Falling Star ». Prouvant ainsi une nouvelle fois la maitrise des Horrors capables d’alterner entre différents univers avec aisance.

La force de la formation de Southend-on-Sea est d’avoir un son reconnaissable parmi tant d’autres, à l’heure où les groupes étiquetés « psychédéliques » se multiplient. Et malgré le fait que « Luminous » comporte son lot de faiblesses comme le très pâlot « First Day Of Spring » où le titre de clôture un peu en dessous « Sleepwalk », l’album se rapproche de près de l’excellentissime « Skying » sans pour autant tourner en rond. The Horrors fait un pas de plus dans une évolution artistique qui s’avère plus excitante que jamais et livre ici une œuvre alternant entre noirceur et lueurs d’espoir, légèreté vocale et lourdeur orchestrale. Difficile de faire aussi fort que les deux précédentes galettes venues d’ailleurs, mais « Luminous » pourra de nouveau compter sur les récents fans du groupe, tandis que ceux de la première heure risquent bien d’aller définitivement voir ailleurs.

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En parallèle ,projet alternatif de Faris Badwan

Cat's Eyes est composé de deux membres, à savoir Faris Badwan, le sombre chanteur de The Horrors (qui au passage préparent actuellement un nouvel album...), et de la plus lumineuse Rachel Zefira, jolie soprano canadienne. On pourrait alors croire que ce sont deux extrémités qui se rejoignent ici. Eh bien, j'espère que vous serez autant, sinon plus, étonné que moi. Car nous avons ici, je l'affirme, en termes de qualité, un des albums pop de l'année.

Le disque commence avec le titre éponyme : "Cat's Eyes". Comme toutes les pistes de l'album, cette chanson est assez courte, ne dépasse pas les 3 minutes. D'emblée, nous avons affaire a un riff de guitare très garage, très 60's. Faris chante en lead. Le genre de bande son qui conviendrait très bien à un milieu "underground". On sent nettement l'influence des Horrors sur ce titre. Sombre, et très efficace.

Deuxième piste : "The Best Person I Know". Ici, nous changeons de registre. Cette fois ci, c'est Rachel qui est la voix principale. Et là, pas question de garage, ou de quoi que ce soit étant lié au pur rock'n'roll. On a plutôt affaire a une chanson magnifique, teintée d'un psychédélisme doux, rêveur, souligné par l'utilisation d'instruments a vents. Comme la plupart des titres de cet album, cette chanson nous invite à voyager.

"I'm Not Stupid". Troisième piste et l'une des plus belles de l'album. Dans la continuation de la chanson la précédant, la voix claire et juvénile de Rachel est accompagnée par piano, cordes, et instruments à vents. Le tout imprégné d'une réverbération pulpeuse. Tout cela est si doux, si beau, que ce ne semble être qu'un rêve.

"Face In The Crowd" est chanté en duo par Faris et Rachel. C'est cette dernière qui se charge du refrain, a la mélodie accrocheuse, du genre de celles qui peuvent nous rester dans la tête pour un petit moment. Guitare et batterie très Garage accompagnent les deux voix. Très bon titre, très entêtant.

Le cinquième titre, "Not A Friend", disponible en téléchargement gratuit sur le site du duo. Le rythme est mis en place par des percussions calmes, et très inhabituelles. Rappelant un peu le Floyd des débuts. Les cordes viennent appuyer la voix de Rachel, encore une fois impressionnante de beauté et de chaleur. Un titre tout droit sorti des profondeurs psychédéliques des années 60.

"Bandit", la piste suivante, garde ce même esprit (la voix de Rachel est tout simplement hallucinante). L'ombre de Danny Elfman est clairement présente. Ce dernier aurait très bien pu composer les mélodies de cette chanson. Les paroles rappellent également l'univers hanté et très underground des Horrors ("He's a bandit, Lock your doors ; Creeping in your dreams, Coming, going as he pleases, Stealing hearts, robbing minds, Taking whatever he finds, He's a bandit...").

Parmi toutes ces éclaircies, vient ensuite l'orage. Un démon hante cet album. Son nom ? "Sooner Or Later". Les trompettes grondent. A-t-on déjà entendu une note plus grave que celle introduisant ce morceau ? On voit Faris émerger de cette brume incessante, semblant évoquer un naufrage dans une mer torturée. Il est machiavélique. Ils nous mettent en garde. C'est sur un rythme pesant, lent, qu'il semble nous annoncer l'apocalypse. Écoutez bien, vous pourrez entendre des hurlements déchirants, qui proviennent, sans aucun doute, de ces endroits fréquentés par la Mort elle-même. Faris termine en chantant d'une voix doucereuse. Sans jeux de mots : Un Chef d'Œuvre.

Le huitième épisode de l'album, "The Lull", semble nous sauver de la mise en garde précédente. Rachel et Faris semblent jouer aux questions/réponses. Ils sont clairement unis par des liens très forts.

"Over You" est un hit pop. Il fait immédiatement penser a ces fameux Girls-band des années 60, capables de sortir des tubes intemporels. Cette chanson en fait partie. Elle aurait pu être culte, sortie à une autre époque.

L'épilogue de l'album se nomme "I Knew It Was Over". Là, c'est la montée aux cieux. Une douce brise nous transporte, loin, le plus haut possible. Le plus près possible de la lumière. Absolument magnifique. (Je vous conseille également d'écouter la version de cette chanson jouée au Vatican).

Pour conclure, cet album est juste fantastique. Les influences sont remarquablement exploitées pour former un concentré de beauté, de psychédélisme, mais également de noirceur.

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enjoy !!!!


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V 2017  

V, comme la série ? À en croire la pochette réalisée par Erik Ferguson, on pourrait effectivement croire à un album hommage à quelque chose de malsain, voire d'extra terrestre. Mais ce serait plutôt V comme le cinquième album du groupe anglais, célébrant en même temps les dix ans de Strange House. Que de chemin parcouru ! 
Comparez "Sheena Is A Parasite" avec "Weighed Down", on a presque le sentiment d'avoir deux groupes distincts devant nous. Différents dans le forme, mais avec le recul, on distingue des accointances, même si évidemment c'est trop facile de faire ses rapprochements après cinq albums. Je ne suis même pas certain qu'eux imaginaient à l'époque prendre le virage Skying en 2011. Aujourd'hui les synthés copulent avec les guitares shoegaze, les machines en viendraient presque à prendre le dessus ("World Below") mais la poésie qui se dégage de la voix de Faris Badwan porte le tout vers le haut, on pourrait même dire à un niveau jamais atteint par le groupe. 
Sur des titres d'apparence mièvres comme "It's A Good Life" porté par un piano classique, le morceau arrive à s'étendre, à surprendre, à nous sortir un arpeggiator presque hommage aux Who en guise de clôture, en passant par des moments synthétiques de très haute tenue. même quand ils se la jouent 80's ("Something To Remember Me By") avec tous les clichés propres à l'époque, ils magnifient le titre en une sorte de danse mélancolique avec de grandes envolées instrumentales, résumant presque en un titre tout une décennie de dance synthétique (à l'instar de GFOTY avec les années 00's, on vous en reparlera plus tard de cette fille).

Débutant l'album avec le soft indus de "Hologram" ou avec le premier extrait "Machine", on sent clairement que The Horrorscherche à explorer de nouveaux recoins, toujours avec ce volonté de ne pas tomber dans la redite, sans non plus chercher à approcher la création par son côté le plus abscons, ils restent dans une esthétique vraiment pop, comme sur l'immédiat "Press Enter To Exit", qui prend vraiment le temps de jouer sur les détails sonores sur presque six minutes. Le ressenti sur ce morceau est d'ailleurs valable pour l'intégralité de V, On sent que le groupe a vraiment voulu travailler les ambiances, chaque son de percussion, chaque beat sonne comme il faut, rien n'est laissé au hasard, même s'il intervient toujours dans la recherche sonore, ce coquin. 
Chacune des dix pistes revêt une identité propre, chacune prend son chemin mais ils mènent tous vers la même direction. Ils s'influencent presque eux même, puisant dans les albums précédents pour n'en sortir que le meilleur, sans pour autant pouvoir dire qu'un titre aurait eu sa place sur un autre disque, ce nouvel album marque presque une nouvel étape dans la carrière du groupe. Moins radicale que celle franchit par Skying, mais une vraie évolution est visible. Je vais pas vous sortir le cliché sur le fait que les précédents n'étaient que des tentatives pour arriver à ce V car ils méritent vraiment tous une attention particulière. Ici tout est assumé, que ce soit le chant de Faris qui a lui aussi évolué, plus question d'éructations comme sur "Jack The Ripper". Les solos de guitares ou de synthés, ils osent et assument. C'est sans doute pour ça que ce disque est tellement réussi. 

 

 

 


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