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Dinosaur Jr


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Depuis 1985, Dinosaur Jr écume la scène indé avec sa musique pop-rock-punk aux relants de hard/metal.
Jay Mascis est le noyau dur de ce groupe américain, qui compta parmi ses autres membres des grands noms tels Lou Barlow (Sebadoh, The Folk Implosion) ou Don Fleming (Gumball)

 

Dinosaur 1985

C'est avec ce Dinosaur que les trois Fraggles (Jay Mascis, Lou Barlow, Murph) entament la carrière de ce putain de groupe de j'en foutiste qui deviendra une référence incontournable du rock indépendant!
Ne pouvant légitimement miser sur sa pochette noir et blanc où un mec se promène au beau milieu d'un champs de coquelicots, ni sur son charisme (v'la la trogne des mecs), la clef de la réussite de Dinosaur Jr se trouve dans sa musique dépressive teintée de rage et d'espoir, qui fait ci et là allusion aux premiers Cure et aux bruitistes Sonic Youth !

Cet album de Dinosaur Jr est une véritable perle dont les compositions oscillent entre un rock dépressif et un noise plaintif mais survolté, on trouve ici les bases de ce qui fera le succès du groupe mais aussi des titres inoubliables qui accompagneront Dinosaur pendant les tournées et les sessions live enregistrées ("Repulsion", "Bulbs Of Passion", "Quest") même des années plus tard!
La production très crue et live donne une dimension extraordinairement sincère voire naïve à la musique du groupe, on a l'impression que les musiciens se livrent à l'auditeur en se mettant à nu et ce dès l'ouverture de l'album ("Forget The Swan" !)
De ces onze titres, on peut facilement en extraire plusieurs qui doivent figurer au panthéon de la discographie de Dino et si les dernières années de l'existence du groupe ne vous ont pas fait vibrer, allez retrouver cette fraîcheur juvénile qui vous réconciliera avec votre rancoeur!

En conclusion, cet album 'presque' éponyme est un joyau où s'écoulent des torrents d'émotion qui se noient parfois dans un bordel monstre, on en redemande !

 

 

You're Living All Over Me  1987

 

La naissance de ce groupe mythique commença par une bien mauvaise blague... 
En effet, en 1983 à Amherts (USA), lassé et fâché de sa bande Deep Wound, Jay Mascis rencontre le batteur Emmet "Patrick" Murphy, alias Murph, avec qui il décide autour d'une bonne mousse de monter un groupe. Après avoir recruté, par un heureux hasard, le bassiste Lou Barlow, un premier album sort deux ans plus tard, sobrement intitulé Dinosaur. Seulement voilà : il existait déjà un groupe portant le même nom et ils se retrouvent avec un procès sur le dos ! 
C'est donc avec le nom de Dinosaur Jr que Jay Mascis se fit connaître avec le disque You're Living All Over Me. Dans le milieu underground ce ton unique et nouveau, frais et cradingue au possible, fit sensation. Il fallait dire que ces guitares faisaient un boucan du diable. Beaucoup furent sidérés par ce son absolument pourri mais jouissif. 
Cet opus contient tout ce que l'indé peut faire de plus beau: pas de refrain, pas de couplet, juste des riffs mélodieux, un rythme soutenu, une saturation décoiffante et une richesse sans limite. 
Sans Dinosaur Jr énormément de choses n'auraient sans doute jamais existés...

 

https://www.youtube.com/watch?v=mjOVICqIpjQ

 

Bug 1988

 

Si on considère souvent les Pixies comme les cocus de l'histoire, soufflés de leur succès promis par leur premier fan, Kurt Cobain, que dire alors de Dinosaur Jr ? C'est un tee-shirt à leur éfigie que porta le leader de Nirvana sur scène qui braqua les projecteurs sur eux alors que sans ce groupe fondateur, le garçon d'Aberdeen n'aurait peut-être jamais voulu toucher une guitare de sa vie !
Avec seulement une poignée d'albums sortis sur le label mythique SST, le rock crade, pêchu et reconnaissable entre mille de Dinosaur Jr fut une source inépuisable de fraîcheur et de renouveau pour de nombreuses formations. 
Avec Bug et son single "Freak Scene" c'est tout simplement tout le rock indé qui est porté aux nues. Les guitares à la soude caustique donnent le ton à une indomptable énergie qui entraîne l'album dans une avalanche de riffs monstreux. C'est sale, joué à la va-vite mais qu'est-ce que c'est prenant ! Pas un seul temps mort. Que ce soit par la vitesse à laquelle ses doigts courent sur son manche ou sa voix unique, cassée, nasillarde, Jay Mascis procure un impact direct et cinglant. C'est sombre, lourd et saturé mais on ne peut que s'incliner devant tant de mélodies exécutées de main de maître. Car malgré un son sans détour et peu délicat, on est très vite attaché à ce bijou de perfection.
Le style de Dinosaur Jr c'est un mélange de brutalité et d'énergie qui, bien des années après, laisse encore pantois d'admiration.
Cependant, à cette époque, les choses commençaient à mal tourner au sein du groupe, Lou Barlow se voyant refuser toutes ses compositions, partit fonder le goupe culte Sebadoh avec pas mal de chansons sous le bras. Dans la presse, on annonçait déjà la fin de Dinosaur Jr. Heureusement Jay Mascis revenait trois ans plus tard avec le non moins excellent Green Mind...

 

 

Green Mind 1991

 

Cet album de Dinosaur Jr aurait pu sortir sur le compte de Jay Mascis exclusivement, et le résultat aurait été le même. En effet, Lou Barlow n'est plus là, et ici, Mascis a tout composé. Tout de même épaulé par Murph à la batterie et Don Flemming occasionnellement, Green Mind constitue le cinquième opus dudit groupe.
Green Mind est totalement surprenant de légèreté et de simplicité. Les titres s'enchainent excellement et se laissent écouter délicieusement. "Flying Cloud" est en le plus parfait exemple. Ballade acoustique, pourtant chantée laborieusement par Mascis, elle reste un pur bonheur tant les guitares sont claires et limpides.
"The Wagon", qui ouvre l'album, réprésente plutot bien l'ensemble des titres joués ici. La voix ainsi que la guitare rythmique sont mises en avant, tandis que la section rythmique crée une dynamique percutante.
Tous les morceaux joués dans Green Mind semblent appartenir à une évidence mélodique toute particulière, en ce sens, qu'ils apparaissent très clairs et très simples.
De "Puke + Cry" à "I Live For That Look" en passant par "How'd You Pin That One On Me" ou "Green Mind", il n'est pas un seul titre qui ennuie l'auditeur.
Green Mind est donc un album frais, dynamique et simple. Loin d'être révolutionnaire dans son genre, Green Mind est facile d'accès et se laisse écouter avec beaucoup de plaisir, et l'on se surprend même parfois à réappuyer sur "Play" à la fin de ces 41 exquises minutes.

 

 

 

Where You Been 1993

 

Depuis longtemps allergique au solo de guitare (genre virtuose à 8 doigts pendant 2 minutes sur chaque morceau... à la Metallica) et plutôt fervent admirateur des chercheurs en textures sonores (de Sonic Youth à My bloody valentine entre autres...), un groupe me fascine pourtant toujours autant dans sa capacité à faire le grand écart entre puissance sonique et virtuosité technique: Dinosaur Jr.

Groupe emblématique de la fin des 80's et du début des 90's, qui connaît un regain de popularité (comme les Pixies) par le biais de "tournées-souvenirs" dans sa formation originale (avec l'immense Lou Barlow, de Sebadoh... entre autres), Dinosaur Jr a signé quelques disques essentiels dont ce "Where You Been" en 1993. Loin des fulgurances low-fi et des approximations sonores qui faisaient les charmes (et les faiblesses) d'un "You're Living all over me", par exemple, cet album confirme tout le talent d'un guitariste: Jay Mascis. Son jeu de guitare, lumineux de bout en bout de l'album, sublime ses chansons, véritables hymnes au rock noisy et à la pop à guitares. Dès "Out There" et son intro phénoménale, le son est énorme! Sur ses premiers albums, la puissance sonique du groupe était impressionnante mais les morceaux relativement courts et directs. Ici, les structures sont plus complexes et Jay Mascis, sans que la musique n'y perde en intensité, triture sa guitare pour en extirper des soli orgasmiques et des phrasés qui ne tombent pas dans la décoration musicale comme de trop nombreux groupes (de métal en particulier...) le font trop souvent par paresse ou par arrogance (genre "mate le solo que je peux faire"). 
"Start choppin" et son intro funky ou "What else is new" et son final acoustique offrent ainsi diverses facettes ( noisy, rock voire ouvertement pop) du jeu de Jay Mascis. "On the way" revient lui à un Dinosaur Jr des origines, plus direct, plus punk. "Not the same" propose ensuite une ballade mélancolique délicate et superbe où des cordes et un piano font même une apparition discrète. "Get me", et son rythme pop tranquille, ou "Drawerings" recèlent des trésors de plus avec les fulgurances électriques de Jay Mascis, sans cesse tiraillé entre tentations pop et rock noisy. C'est cette dualité (et la production excellente) qui font de ce disque un grand moment de la carrière de Dinosaur Jr, véritable concentré de l'énergie des débuts et du songwriting qu'a acquis Jay Mascis au fil des albums, et ce malgré le départ de Lou Barlow, véritable orfèvre de la pop-song, qui exercera ses talents (et quels talents!) chez Sebadoh ou Folk Implosion. Ainsi "Hide" et ses guitares puissantes puis "Goin' home" et sa pop acoustique semblent appartenir à deux époques différentes, l'une ancrée dans l'underground américain fin 80's, l'autre plus mainstream. Cet album devait ensuite se finir comme il avait commencé: avec un son énorme! La guitare lumineuse de Jay Mascis faisant à nouveau merveille sur "I ain't Sayin".

Bref, un album référence pour toute une génération nourrie aux fulgurances noisy de l'underground américain. Né dans l'anonymat des 80's et par le biais de labels indépendants (au temps où cela avait encore un sens), ce mouvement connut son heure de gloire grâce aux parrains que furent notamment Sonic Youth, et surtout Nirvana qui grâce à son succès planétaire ouvrit la voie à de nombreux groupes jusqu'alors confidentiels. Ces groupes (Sebadoh, Pavement, Dinosaur Jr et bien d'autres...) ont laissé ainsi en héritage des albums, tel que ce "Where you been", qui malgré l'ombre écrasante de "Nevermind" n'en finisse pas de faire des émules et qui récoltent enfin, avec du  retard, le succès qu'ils méritaient.

 

 

 

Without A Sound 1994

 

Avec Without A Sound, Dinosaur Jr entame la dernière phase de sa carrière: c'est en effet le premier de deux derniers disques du groupe, souvent (injustement) méprisés par les fans. Sorti un an après ce qui restera sans doute comme le meilleur album de Jay Mascis (Where You Been), le défi était de taille... 
Or, si l'album comprend des chansons plus faibles ("Even You"), force est de constater qu'il recèle quelques-uns des plus beaux morceaux de Dinosaur Jr, excusez du peu. 
Le disque débute par un "Feel The Pain" classique et divin, d'une puissance d'émotion dévastatrice (l'hilarant clip vaut également le détour...). Mascis est au sommet de sa forme et de sa technique, qu'il combine mieux que jamais à une sensibilité profonde. "I Don't Think So" enfonce le clou, avec son refrain magnifique dont les guitares dantesques n'enlèvent rien à la subtilité mélodique. Mascis, sans cesse à la limite de la rupture vocale, nous entraîne dans des torrents d'émotions contrastées et fragiles, proche d'un Neil Young, dont l'héritage est ici de plus en plus tangible. Si le morceau suivant ("Yeah Right") est passable, l'album redémarre de façon bouleversante avec "Outta Hand", une ballade triste et belle d'où surgissent des images crépusculaires. "Grab It" nous montre comment, quand on s'appelle Dinosaur Jr, on peut se permettre de commencer une chanson par un solo apocalyptique avec une grâce et un naturel impensable pour le commun des mortels. Si l'album présente ensuite quelques moments de relâchement, il se termine par un splendide doublé: "Seemed Like The Thing To Do", une chanson acoustique étrangement minimaliste pour un tel groupe, dans laquelle J. Mascis se montre nu face à ses démons, et "Over Your Shoulder", parfaite petite chanson-type dinosaurienne. 
A la fois glandeur et profondément humain (avec ses qualités et ses faiblesses), Without A Sound est un album à réhabiliter.

 

 

Hand It Over 1997

 

le disque montre un Mascis au sommet de sa force créative. 
Pour moi le meilleur morceau du disque est "I am Insane" : un morceau assez mélancolique mais teinté d'espoir par une trompette folle qui contraste assez bien avec la voix lancinante de J..
Le clip de "I am Insane", stone et psyché est assez intéressant.
Au niveau des highlights je pense également à "I know Yer Insane" qui oscille entre douceur nostalgique et hargne punk. 
Le morceau d'ouverture "I Don't Think" et le single "Never Bought It" sont vraiment deux parfaits exemples de ce mélange de folk americana et de rock alternatif des 90's dont le son de Dino est si caractéristique.
La balade folky banjoesque "Gettin' Rough" vaut le détour également.
Malheureusement, ce disque n'a pas eu tout le support qu'il méritait à cause d'une maison de disque qui en a ruiné la promotion.
Coté production c'est Kevin Shield de My Bloody Valentine qui est au manettes : que demander de mieux ? Le son est vraiment énorme, la batterie puissante amène le coté heavy de Dino aidé par en cela par une basse rondelette bien mise en avant ! 
Du coté des protagonistes : pas de Lou et de Murph. On retrouve les deux potes à J qui l'ont accompagné durant les années 90 : George Bertz à la batterie ainsi que Mike Jones à la basse. A noter aussi la participation de Bilinda Butcher de My Bloody Valentine sur quelques titres. On peut dire que Mascis sait s'entourer.
Personnellement je ne me suis jamais plaint de l'absence de Lou et de Murph car ce bon vieux J à su se débrouiller parfaitement sans eux. Le truc c'est qu'il compose tous les titres en général et dit même à Murph quoi jouer. 
D'ailleurs le dernier Dino de 2007 avec la reformation originale, Beyond, est plus proche d'un J Mascis & The Fog que l'un des trois premiers Dino de la période SST...
Pour en revenir à Hand It Over, ce disque est un must have pour tout fan de Dinosaur Jr

 

 

 

beyonde 2007

 

Au milieu de la mode actuelle des reformations, Dinosaur Jr n'était vraiment pas attendu. Encore moins en reformation avec line-up original ! On pensait la brouille Jay Mascis/Lou Barlow éternelle vu la manière dont ils s'étaient séparés. Le succès (d'estime) de ce dernier avec Sebadoh étayait même ce fait. Mais après quelques rumeurs de plus en plus insistantes la nouvelle officielle tomba : le dinosaure se réveille avec Lou Barlow et Murph...

A quoi s'attendre pour Beyond ce nouvel album ? Hand It Over a quand même dix ans et le rock a beaucoup évolué depuis. La scène, déjà vacillante, dans laquelle Dinosaur Jr faisait office d'outsider incontournable, est définitivement enterrée. Il ne reste plus que quelques groupes et chacun a choisi sa propre voie. Revenir en arrière sonnerait le glas de ce groupe mythique.
Enorme claque d'entrée : le son. Dinosaur Jr se replace directement dans l'époque actuelle par une production léchée, claquante, incisive et crade jusque ce qu'il faut. Jay Mascis nous balance directement un solo en intro de "Almost Ready" et c'est très efficace !! Ce titre ne peut d'ailleurs en aucun cas qualifier le groupe : ils sont de retour et fin près à nous abreuver de leur musique si personnelle. Les marques de fabrique du groupe sont bien là : les excellents solos de Jay donc, ses riffs simples et efficaces, les structures à tiroirs des morceaux, la basse ronflante, les lignes de chant mélancoliques et désabusées...
L'atmosphère générale de l'album est moins triste et noire que Hand It Over. Chaque morceau reste tout de même empreint de ce folk pessimiste et on ne retrouve plus l'ambiance enjouée et insouciante des premiers albums du groupe. "This Is All", "Crumble" ou "I Got Lost" sont plombés d'une ambiance sombre et dépressive. Le son très rauque des instruments, ajouté à l'habituelle voix plaintive de Jay Mascis, forme une cathédrale noire et étouffante. Une musique à ne pas recommander aux dépressifs chroniques.

La qualité des compositions est correcte. "We're Not Alone" ou "It's Me" sont vraiment excellentes et dans la lignée des meilleurs titres passés du groupe. On retrouve les changements de rythmes, les breaks qui viennent relancer les morceaux, les solos rarement superflus et toujours plaisants à écouter (c'est si rare)...
Seul "Pick Me Up" sort des sentiers battus. En effet, principalement composé de riffs heavy metal et comportant des passages au clavier très années 80, celui-ci distille une ambiance froide et glauque. Comme quoi ce groupe n'est jamais à court d'idées.
Les morceaux composés et chantés par Lou Barlow sème le doute sur la nature du groupe tant ils sonnent Sebadoh. "Lightning Bulb" et "Back To Your Heart", hormis leur longueur, sont vraiment dans la droite lignée d'un Harmacy. En fait, Dinosaur Jr pourrait parfaitement mixer les styles des deux chanteurs/compositeurs pour former une hydre capable de nous renvoyer dans les années 90.

Malgré une qualité générale en deçà des meilleurs albums du groupe, Dinosaur Jr parvient à se remettre au niveau des productions actuelles tout en reprenant là où ils avaient arrêté. On est loin d'un Where You Been ou d'un You're Living All Over Me mais un tel retour mérite le respect et il ne faut pas toujours regarder en arrière mais plutôt apprécier cet album pour lui-même.

 

Farm 2009

 

Mascis, Barlow et Murph nous gratifient donc de Farm, leur 5ème album ensemble. Tout d'abord, celui-ci est muni d'une magnifique pochette psyché, ce qui ne gâche rien. A peine les premières notes lancées, et l'auditeur se retrouve plongé sans équivoque dans le monde Dinosaur Jr : le son est reconnaissable entre mille, et le premier morceau nous lance dans une atmosphère planante, onirique, confirmée par les quelques compos suivantes. Les 3-4 premières pistes sont donc plutôt calmes, mais offrent de beaux morceaux mélodiques. Un travail a notamment été fait sur la voix, ce qui se révèle une des bonnes surprises de l'album. Certaines pistes suivantes apportent bien sûr leur lot de mélodies accrocheuses, de prodiges guitaristiques et de rythmiques à la fois originales et endiablées, et l'on flirte souvent entre ambiance bas-les-couilles entraînante et grosse déprime, comme Dinosaur Jr sait si bien le faire. Lou Barlow nous offre aussi deux petites compos, "Your Weather" et "Imagination Blind", qui clos l'album. Celles-ci sont totalement dans la veine de ses travaux solos ou avec ses divers projets (Sebadoh, Sentridoh), même si on y sent la présence de J Mascis. 

D'une manière générale, cet album correspond totalement à ce que l'on peut attendre de Dinosaur Jr, et il n'y a donc pas de quoi être déçu. Les tendances soulevées par Beyond se sont confirmées, et on sent vraiment que Mascis et Barlow travaillent main dans la main, laissant l'autre faire ce qu'il a à faire, mais en apportant chacun leur touche si personnelle, qui a fait la grande époque de Dinosaur. Même s'ils ne referont jamais un album de la qualité de You're Living All Over Me, on sent que leur collaboration est active et fructueuse, ce dont on ne saurait se plaindre. Voilà donc un album que l'on peut écouter sans crainte et un groupe que l'on peut continuer de suivre et de supporter avec plaisir. Espérons que ce sera encore pour longtemps.
Prions pour que ces Dinosaures ne disparaissent pas de si tôt!

 

I Bet On Sky 2012

 

ans surprise, on est dans le même ton que les deux précédents, Beyond et Farm, même si l'ajout de nouvelles sonorités (comme un banjo sur "Don't Pretend You Didn't Know") et le retour de rythmiques à la "Start Choppin'" rappelle le Dinosaur Jr des années 90, à la période où Mascis était (ouvertement) seul maître à bord.

Sans surprise, Barlow nous offre encore 2 compos, comme sur les précédents, même si "Rude" lorgne plus du côté de son album solo Goodnight Unknown que tout ce qu'il avait fait auparavant avec le groupe. 

Sans surprise, chaque chanson est agrémentée de son solo de guitare presque obligatoire et possède le son distinctif de Dinosaur Jr, même si la voix lancinante de Mascis opère toujours à merveille et que ses compos ne perdent pas en qualité, autant par la force des mélodies que par leurs structures (pour preuve, le single "Watch The Corners", "Stick A Toe In" ou "Pierce The Morning Rain"). 

Sans surprise, je vais encore mettre une bonne note à ce disque, parce que même si je suis un fan peu objectif, on ne rencontre pas des groupes et des disques de cette qualité tous les jours. Et tant pis pour la surprise : c'est bon d'avoir des ilots de stabilité dans un monde où même Sonic Youth s'est effondré.

 

 

Give A Glimpse Of What Yer Not 2016 

 

J'avoue, j'adore ce groupe, et j'adore ce groupe même quand j'écoute leur nouveau disque et que je me dis "je n'accroche pas autant que sur les précédents". Parce que je l'écoute une première fois, et je me dis que Barlow y a encore pondu deux superbes chansons, sans aucune surprise, mais parfaitement réussies. Je le réécoute, et même si je sais que "Tiny" ou "Goin' Down" sont des morceaux qui suivent une formule assez générique, comme si on cherchait à expliquer aux enfants ce que c'est qu'un titre de Dinosaur Jr, ils réussissent à me donner la pêche. Je le réécoute et je me dis que si "Be A Part" a trop de solo et doit beaucoup à Neil Young, elle réussit à m'émouvoir. Je le réécoute encore, et je m'aperçois que même la partie falsetto de "Knocked Around", très classique quand on connait ce qu'a fait J Mascis dans les années 90, est quand même bien bonne. Et qu'après le break, quand Murph passe sur les toms et que les autres s'excitent, le titre a tout pour être un des meilleurs du groupes. Et je sais qu'à force de le réécouter, je vais en avoir des coups de coeur et des coups de kif, comme disent les jeunes.

En fait, Dinosaur Jr, c'est l'assurance d'avoir des musiciens (ou au moins un compositeur) qui, quoi qu'on en pense, font ce qu'ils ont envie de faire et le font bien. Un songwriter peut-être pas aussi torturé et respectueux de ses racines que ne les aime Dylanesque, mais néanmoins talentueux. Et que ça vous plaise ou non, chacun son truc, je trouve personnellement qu'il y a un plaisir indéniable à se retrouver bloqué à nouveau dans un état de perpétuelle adolescence. S. a peut-être écrit une bd ou composé un morceau ou cent là-dessus.

Alors voilà, je ne suis peut-être pas assez jeune  pour vous convaincre, Je suis juste un fan de Dinosaur Jr. Et quand J Mascis me demande "Are You With Me?" comme sur "Goin' Down", je ne peux m'empêcher de me dire "oui, jusqu'à la fin du monde", qui si on en croit  est imminente. Si c'est le cas, je préfère passer le peu de temps qui nous reste à écouter les albums de Dinosaur Jr. Tous leurs albums.

 

enjoy


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