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the Divine comedy


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rio britannique à l'origine, The Divine Comedy se forme en 1989, et se trouve dès lors mené par le songwiter et chanteur Neil Hannon. Influencé par Scott Walker, Morrissey ou R.E.M., ces Anglais proposent une pop raffinée qui leur apportera rapidement la reconnaissance du public.

liberation 1993 

 

remier véritable album de Neil Hannon et sa bande dantesque (il refuse en effet de considérer que son 1er effort de 1990, le mal aimé Fanfare For The Comic Muse, fasse partie de sa discographie officielle pour cause de non-représentativité avec toutes les productions qui suivront), et déjà un coup de maître. L'Irlandais francophile diffuse sur ce disque des touches rafraîchissantes de 'barock' : "Bernice Bobs Her Hair", l'euro-disco "Europop", le sépulcral "Timewatching", (dont il donnera une version encore plus plombée quelques années plus tard sur A Short Album About Love), le mini tube léger "The Pop Singers Fear Of The Pollen Count", et enfin le gros morceau de l'album avec 3 titres remarquables, mélancoliques, lyrico-littéraires de 1er ordre ("Queen Of The South", "Victoria Falls" et "Three Sisters"). Après un instrumental pas chiant ("Europe By Train"), l'oeuvre se termine sur un lumineux "Lucy" (rien à voir avec celle du bordelais shaolin qui doit vivre au jour le jour car le temps c'est de l'amour...).

 

Promenade 1994

 

1994: année du premier Portishead, de Grace, de Crooked Rain, Crooked Rain mais aussi ne l'oublions pas, du magnifique second album de The Divine Comedy Promenade. 
Après un premier album splendide, inspiré et surtout totalement hors mode, le démiurge irlandais nous enchante avec un second disque magnifique.
Sur la pochette Neil pose une fois de plus avec des lunettes de soleil et devant la pyramide du Louvre. Symbole évident de la controverse, l'édifice met également en lumière les contradictions de Divine Comedy à savoir faire du neuf sur les bases d'un classicisme hiératique. Telle est la musique du sieur Neil: un vent de fraîcheur et d'inventivité classieuse au centre d'une production pop souvent peu ou pas inspirée. 
En effet, Depuis Liberation, le maestro bâtit une œuvre originale et unique qui ne souffre d'aucune concurrence outre-manche et outre-atlantique. 
Ce Promenade poursuit donc les recherches orchestrales du premier opus mais sous la forme outrecuidante d'un concept-album.

Imaginez un couple dans une quelconque station balnéaire anglaise le 31 décembre 1999. 
A chaque activité de la journée correspond donc une chanson du disque; du bain matinal "Bath" jusqu'à la célébration du nouvel an "Ten Seconds To Midnight" et surtout "Tonight We Fly". 
A travers cette trame dramatique et romanesque, Neil Hannon nous dépeint des tableaux chamarrés, déroutants et souvent touchants. Plus orchestraux, les morceaux font la part belle aux arrangements de cordes, piano et bois (le magnifique hautbois sur le sublimissime "The Summerhouse"). Les guitares n'apparaissant que "très" tardivement pour un album de pop destiné aux charts internationaux.
Certains pourront s'indigner devant tant de surenchère mais personnellement je reste du côté de ceux qui pensent que l'élégance de la musique de The Divine Comedy n'a que peu d'équivalents dans la pop moderne. C'est en parti grâce au second degré, inhérent à sa musique, que Neil Hannon parvient (presque) toujours à éviter les pièges. En témoigne le sample d'Audrey Hepburn tiré du film "A Funny Face" au début de "The Booklovers". Ce titre n'est ni plus ni moins qu'une litanie des grands auteurs mais cette énumération naïve est surtout un hommage à la littérature ainsi qu'un exercice d'autodérision magnifique. 
Nous pouvons également citer le drolatique "A Seafood Song" chanson sur les fruits de mer mais aussi le très beau "When The lights Go Out All Over Europe" qui intègre lors du pont les dialogues d' "A Bout De Souffle" de Godard ! 
Ces morceaux illustrent non seulement le talent de songwriting de Neil Hannon, son érudition mais aussi son acuité à puiser dans l'ensemble des genres artistiques. 
Terminons par une des meilleures chansons du disque "Tonight We Fly" essence même de la musique de The Divine Comedy. Aérien, rythmique typique de "cavalerie" et paroles poétiques. 
Ce dernier titre consacre définitivement Promenade et par delà même projette Neil Hannon au firmament des compositeurs pop. 

Jamais dans la démesure malgré l'ambition dévorante de Neil Hannon, The Divine comedy nous offre un disque majestueux, classique et pourtant extrêmement moderne. 
Ce second opus ouvre ainsi des nouvelles brèches: "easy-listening" pour le côté Bacharach/cocktail mais aussi grandiloquence orchestrale marque de fabrique du futur Casanova. 
Si vous ne connaissez pas Promenade sachez qu'il regorge de sublimes joyaux pop comme "The Summerhouse", "When The lights Go Out All Over Europe" mais aussi de morceaux plus étonnants comme "A Drinking Song" ou "Neptune's Daughter" alambiqués mais savoureux. 
Neil Hannon sait tout faire, tout chanter, il nous le prouve sur ce disque magistral

 

 

casnova 1996

 

'Here Comes Success'. Enfin. Une presse qui joue sans cesse la dithyrambe ne suffit pas à fomenter la victoire dans les charts. Preuve en est de cette Divine Comedy louée par NME et tous les autres, mais ignorée par le public, le grand, jusqu'à ce Casanova, troisième opus du groupe qui n'en est pas vraiment un (quatrième si l'on compte l'honni Fanfare For The Comic Muse).
Tout ça à cause d'un single. Ce "Something For The Week-end" qui ouvre de bien belle manière bourgeoise ce bal de consécration. Les rires chafouins de damoiselles con-con suivi d'un 'hello' aux dents blanches et c'est parti pour une virée bariolée à la légèreté affolante. Mon Elvis, quelle chanson... Et la suite est du même niveau ou quasi (dans le genre cabaret revisité "A Woman Of The World" n'est sans doute pas loin d'être la meilleure chose produite à ce jour).
Pour parvenir à tel résultat magique, Neil Hannon peut remercier son camarade de label Edwyn Collins, auteur du carton planétaire "A Girl Like You" qui permit à Setenta de céder aux desiderata de l'Irlandais très moche. Le temps, l'argent qui va avec et l'orchestre au complet convoqué. Neil Hannon voit les choses en grand pour un Casanova foncièrement plus pop que la Promenade de il y a deux ans, même si parfois le crooner-songwriter navigue à la limite exquise du pompier ("Through A Long And Sleepless Night" n'est pas loin de la franchir).
Comme pas mal d'œuvres de The Divine Comedy, Casanova est un album classieux pour les cœurs accrochés et les estomacs solides (les hommes, les vrais quoi) sinon on ne résistera pas par exemple à cette "Charge" fantastique qui gloubiboulgalise à la magnifique soul et tango. Et c'est éminemment dommage.

 

 

fin de siècle 1998

 

La grande classe ! Voilà comment on peut le définir. Certes, les mots ne viennent pas forcément lorsqu'on est bouleversé par la splendeur, l'émotion, la grandeur... 
Surtout, lorsqu'on a su cerner l'œuvre de ce jeune dandy. On se demande même s'il s'agit du dernier magnifique album pop de cette fin de siècle ?
Neil Hannon est un véritable petit prince, un surdoué de la pop irlandaise, reprenant le bel héritage de ses maîtres incontestés Scott Walker ou encore Bacharach. 
Cela fait maintenant pas mal d'années que ce fils de pasteur sillonne la magie pop symphonique avec des albums talentueux, trop précieux, à en devenir par la suite une des perles inévitables du circuit indé. 
Neil a tout bon, jusqu'aux bouts des ongles. Il sait séduire avec élégance, raffinement, sans fautes et ni ratures. 
Toujours aussi ambitieux que jamais, la tête pensante de The Divine Comedy nous présente son cinquième album. 
Fin de Siècle (à ne pas confondre avec l'œuvre de Stéphane Flauder) nous donne une autre vision musicale qui est resté alors inconnue de toute la carrière de ce groupe magistral. 
Pour pas mal de personnes, il provoque une émotion intense, car on n'a jamais entendu d'aussi belles mélodies qui touche et hante de l'intérieur. 
Lorsqu'on l'écoute, on est heurté par cette surprenante qualité, on est carrément propulsé dans cet univers musical ou par cette fascinante orchestration divine. 
Oui, la grande classe ! L'orchestre est grandiose, on compte près de 50 choristes du Crouch End Festival et des arrangements méticuleux par Brunnel. 
L'équipe a su être à la hauteur tout au long de cet album, tout comme la superbe performance vocale de Neil, si bien travaillée, bien posée sur de très bons textes. Une interprétation divine. 
L'album s'ouvre sur le morceau pop sublime par excellence "Génération Sex", devenu par la suite un classique incontournable. La suite est marquée par des compositions majestueuses comme par exemple cette poignante chanson sentimentale "Commuter Love" ; "Sweden" est entraînée par des chœurs forts spectaculaires. L'interminable "Eric The Garden" reste l'un des morceaux les plus étonnants de toute leur discographie. Tout en finesse pour "Life On Earth" qui ressemble à une sorte de valse des temps modernes. L'incontournable "National Express" qui est très music-hall et "Here Comes The Flood" ont l'air d'être sortis tout droit d'une comédie de Broadway. Le somptueux "Sunrise" est le final de cet opus où Neil nous fait part de ses sentiments enfoui en lui ; il reste l'un des morceaux les plus importants de cette oeuvre. 
C'est certain ce cher dandy irlandais, a atteint le sommet de son art avec élégance. On reste souvent sans voix, par tant d'émotion et la grandeur que suscite cette composition pop

 

 

 

 

Regeneration 2001

 

A l'aube de ce nouveau siècle, Neil Hannon a choisi d'apparaître au centre de son groupe, en retrait, laissant son charisme (et sa personnalité ?) au placard des 90's. Si la symbolique est forte qu'en est-il de la musique ? J'avoue avoir eu peur en achetant le disque à sa sortie et je confesse aujourd'hui qu'il demeure, à mon avis, (presque) anecdotique ! 
A l'époque de Fin De Siècle certaines critiques avaient qualifié Divine Comedy de pompeux et même d'auto-parodique. Le disque était certes, très produit, grandiloquent mais les chansons ressemblaient à du Divine Comedy®. En témoigne les désormais classiques "Generation Sex", "National Express" ou "Sunrise". 
Aujourd'hui les onze titres de Regeneration semblent tous oubliés voire parfois inconnus et le disque même fait pâle figure dans la discographie d'Hannon vu le peu de titres retenus lors des concerts.
Ceci est dû en partie à la catastrophique production du malfaisant Nigel Godrich. Irréprochable (pour les fans) aux côtés de Radiohead, de Pavement ou encore de Beck, les tics du britannique plombent littéralement la musique de Divine Comedy et ne conviennent absolument pas au songwriting d'Hannon. En premier lieu parce que Godrich déploie des ambiances et des atmosphères proches de l'ambient et parfois même de l'électro. Avec de telles textures, les chansons devraient logiquement nous tirer vers le haut mais c'est exactement l'inverse. L'auditeur est pris en otage par des arrangements fades à mille lieues de l'image sophistiquée des disques de l'irlandais et du lyrisme inhérent à ses chansons. Le disque entier semble uniforme et sans relief. Du coup, dès le second morceau, l'ennui s'installe ! "Bad Ambassador" s'embourbe, "A Perfect Lovesong" tente de sauver les meubles d'antan tandis que "Note To Self" piétine !
The Divine Comedy a tenté, sur ce disque un renouvellement mais il s'avère hélas bien creux. Neil Hannon semble comme en retrait, loin de ses chansons, effacé derrière les ternes effets de Godrich. Seul le très beau "Eye Of The Needle" qui rappelle Morricone parvient à nous séduire : un comble pour le "Casanova" de la pop !

Regeneration reste donc à mes yeux une altération ratée, une anomalie pardonnable dans la riche discographie de The Divine Comedy. Ce disque nous permet surtout de comprendre que Neil Hannon n'a besoin de personne et qu'il demeure le seul maître à bord. L'irlandais saura nous faire oublier cette fantaisie "dégénérative" et nous ramener aux fondamentaux avec son magnifique Absent Friends en 2004.

 

Absent Friends 2004

je dois admettre que cet album est une merveille complète, du début à la fin. Probablement l'un des 10 meilleurs albums de cette décennie. Alors évidemment, si vous êtes un adepte forcené de death metal norvégien, vous devrais passer votre chemin car ici il n'est question que de pop symphonique majestueuse. Mais contrairement aux albums précédents de The Divine Comedy, l'orchestration souligne un climat plus chargé, souvent mélancolique, voir même sinistre. A l'image du diptyque sacré en milieu d'album : "The Wreck Of The Beautiful/Our Mutual Friend". Cette dernière chanson est un chef-d'oeuvre absolu qui provoquerait ne serait-ce qu'une once de tristesse chez tout être humain normalement constitué, et ce même chez un fan bourru de death metal norvégien (encore faut-il qu'il soit normalement constitué, ce qui est peu probable...).
Neil Hannon n'a pas oublié de distiller des émotions plus légères à l'image de l'entraînant et très crooner "Come Home Billy Bird". Le songwriter anglais donne également toujours dans la peinture de vignette humoristique, domaine où il excelle. "The Happy Goth" se moque ainsi élégamment d'une jeune gothique (une cible facile certes... tout comme le fan de death metal norvégien). A noter la présence à ses côtés de notre Yann Tiersen national qui vient jouer de l'accordéon sur "Sticks & Stones", une chanson qui ressemble étrangement à "Rosemary" de Scott Walker, influence fondamentale de Neil Hannon (Ceci expliquant peut-être cela...).
Au final, Absent Friends nous propose 11 pépites pop qui placent définitivement Neil Hannon au premier rang des songwriters de ce siècle. Et si comme moi, vous avez des a priori négatifs sur le bonhomme, jetez-vous sur Absent Friendsafin d'oublier un instant ses quelques méfaits

 

 

 

Victory For The Comic Muse 2006

Pour résumer, ce mec qu'on a souvent taxé d'être pompeux, grandiloquent, obséquieux dans son art, n'est finalement qu'un artiste hautement inspiré. Quel comble de reprocher finalement à un artiste d'être "inspiré". Son "barock" raffiné n'a pas d'équivalent dans la musique actuelle. Pas d'élitisme à traquer chez ce brave garçon qui aime autant se la jouer chanson romantique, nostalgique, que chanson festive, grivoise, voire même chanson à boire ("A Drinking Song" sur l'album Promenade de 1994).
Ce dernier opus, au titre renvoyant à sa première galette de jeunesse (Fanfare For The Comic Muse, 1990, aujourd'hui honnie par son créateur en personne, ce qui en fait un disque plutôt difficile à se procurer), est tout bonnement somptueux, tout comme l'était le précédent Absent Friends deux ans plus tôt. Pas de fausse note à chercher ici, nous sommes entrés en territoire stérilisé, rien ne filtre de cette zone qu'harmonies, rien n'en sort que parfaitement abouti.
"To Die A Virgin" nous fait pénétrer dans ces trois quarts d'heure de pureté mélodique. Du moment qu'on aime ce genre de musique et le travail bien fait, il sera quasiment impossible de ne pas succomber une deuxième fois, dans la foulée, au charme de cette ritournelle pop: une jeune fille semble avoir promis de céder aux avances de son tendron le jour de l'anniversaire de celui-ci, cet anniversaire est enfin arrivé et le jeune homme trépigne sous l'influence de ses hormones déréglées, priant sa belle d'honorer sa promesse avant qu'il ne meure vierge... Des textes toujours aussi légers sur une musique brillante. Puis apparaissent "Mother Dear" et son banjo guilleret, "Diva Lady" et ses intrigants sons de cloche sur un motif de basse hypnotique.
Puis la mélancolie fait son entrée fracassante, par la grande porte, et déroule sa litanie de regrets sur "A Lady Of A Certain Age", la vie d'une veuve joyeuse riche et insouciante que le temps vient flétrir inexorablement et qui dépose le bilan de son existence. "The Light Of Day" suit, délicat à souhait, alors qu'un sympathique intermède instrumental ("Threesome") s'enchaîne, piano à 6 mains (c'est ainsi en tout cas que l'ai vu jouer en concert). 
La deuxième partie de l'album est du même tonneau, jamais frelaté, et s'achève sur un magistral "Snowball In Negative", léger et grave, éthéré et terrestre à la fois, à l'image de cet Irlandais fils de pasteur qui, tout en composant des bijoux symphoniques d'une perfection pop à pleurer nous gratifie d'une jaquette de CD hilarante où il apparaît tour à tour sous les traits photomontés de Charles Lindbergh, Louis Pasteur, Fausto Coppi (mon préféré), ... Ou comment joindre un peu d'humour à un esthétisme musical sérieux et intemporel. Je disais donc: la classe intégrale.
Cet album a remporté en 2007 le Choice Music Prize, les Victoires de la Musique Irlandaise ou quelque chose dans le genre. C'est bien.... Un prix... Mais c'est en fait tous les prix qu'il aurait dû gagner. Pour venir récompenser un artiste hors catégorie pour l'ensemble de son oeuvre passée et à venir.

 

 

 

 

Bang Goes The Knighthood 2010

 

Ce qui ne l'empêche pas de sortir cette année encore une merveille avec Bang Goes The Knighthood qui réussit la gageure de concentrer tous les meilleurs éléments de ces trois précédents efforts. Et si l'humour est toujours de rigueur (cf la jaquette très fun, où le chanteur prend son bain avec son chien), on est une fois de plus subjugué par la facilité avec laquelle ce dernier "orchestre", c'est le mot, une pop grandiose et irrésistible. Je m'arrêterai à l'examen d'une seule chanson, l'introduction "Down In The Street Below". Sans exagérer, l'une des plus grandes créations du seigneur Hannon. La construction, l'écriture, le chant, tout concourt à cette impression. Tour à tour émouvante et espiègle, quelque part très cinématographique, elle capte l'auditeur pour ne plus le lâcher jusque la fin. 
Je pourrais très bien m'étendre sur le reste de la playlist, sur le morceau éponyme, sur "Assume The Perpendicular" ou "The Napolitean Girl". En fait, l'album ne faiblit jamais réellement. Notre homme a réussi son coup en parvenant à se renouveler sans jamais se trahir. Et on se prend à rêver qu'il continuera à nous émerveiller pendant encore vingt ans. "Well it's always a pleasure and never a chore...". Tu l'as dit, Neil...

 

 

 


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 foreverland 2016 

Après six ans de silence, l'Irlandais sort aujourd'hui son onzième album studio, Foreverland, sur fond de fables décalées. 


Pour faire suite à Bang Goes The Knighthood, c'est vers la pseudo comptine historique que Neil Hannon a décidé de se tourner. De Catherine II de Russie (Catherine The Great) à Napoléon (Napoleon Complex), il tourne en dérision de grands personnages qui prennent vie pour quelques minutes autour d'une profusion d'instruments où le clavecin (de rigueur) se mêle aux cordes voluptueuses. L'élégance est toujours de mise et le dandy ne faillit pas à la règle : inventif, drôle et intelligent. Foreverland est tout à la fois hors du temps et très actuel. 

Nous avions découvert l'album avec Catherine The Great, « une chanson qui raconte le genre de love song qu'on écrit quand on regarde trop la BBC4 » selon les dires de son auteur. Tout le talent de Neil Hannon est ici condensé en trois minutes autour d'un clavecin, d'une mélodie accrocheuse et de paroles décalées (« She could defeat anyone that she liked. And she looked so bloody good on a horse, they couldn't wait for her to invade »). Le nord Irlandais ne s'arrête pas là pour autant puisqu'il y a quelques jours, il nous présentait le clip de How Can you Leave Me On My Own, où, habillé en Napoléon et déambulant dans un château, le crooner à la voix suave se met en scène dans des situations grotesques (à bicyclette, mangeant des chips ou de la pizza devant le foot ou chantant dans son sèche-cheveux).

Drôle, élégant et toujours très classe, The Divine Comedy fait ce qu'il sait faire de mieux : des pops songs enjouées et dansantes. Pour autant, Hannon nous transporte dans des contrées nouvelles, notamment avec A Desperate Man, une bossa nova orchestrale un brin déconcertante. 
Sur cet album plus que jamais, les chœurs tiennent une place importante et servent une pop épique (Catherine The Great ou The Pact) laissant parfois penser à un vieux film musical des années 50. 

Foreverland marquera au fer blanc l'année en ce qui concerne la pop, qu'on se le dise. The Divine Comedy signe ici un album parfait, sans faux pas, avec leur légèreté et leur audace légendaire. Douze titres qui vous resteront dans la tête durant des jours (« How can you leave...
me on my own... How can you leeeeave, me on my own »).

 

 


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