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avram grant

L EPEE


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« J’en ai marre d’expliquer à des groupes français qu’ils n’ont aucune chance en singeant Oasis avec un accent pourri. L’autre souci de beaucoup d’artistes français est le poids écrasant de la tradition littéraire, qui les pousse à négliger la musique et les mélodies pour privilégier les mots. La pop, c’est pas Jean Cocteau. Les Limiñanas l’ont bien compris. » Ça c’est Anton Newcombe.

Désormais inséparables, notamment depuis qu’il a produit le dernier album en date des Limiñanas, le leader des Brian Jonestown Massacre et le couple « shadow people » de Castelbany sont déjà de retour. Ensemble. Mais cette fois, ils sont aussi accompagnés par Emmanuelle Seigner. Ce coup à quatre bandes a un nom. Appelez-les L’Épée. Et encore une fois, l’illumination est venue d’Anton Newcombe.

Cet après-midi là, il écoute des maquettes envoyées par les Limiñanas. Dessus, Emmanuelle Seigner a posé sa voix sur des titres composés par Lionel Limiñana et Bertrand Belin. Le soir-même, lorsqu’il s’endort, le « mastermind » des Brian Jonestown est bousculé dans son sommeil : « J’ai fait un rêve, on faisait un groupe tous les quatre et on s’appelait L’Épée (…) « J’ai vu une épée, à double tranchant, si je puis dire : d’un côté, elle peut te libérer. D’un autre, elle te découpe en morceaux ». Anton Newcombe et ses visions…

Si bien que ce qui devait être un album solo d’Emmanuelle Seigner s’est métamorphosé en un Diabolique, où l’actrice – déjà mise en musique avec Ultra Orange en 2009 – conserve tout de même le premier rôle. C’est elle que l’on entend « perdre espoir » (Lou), faire son entrée hallucinée dans la Brigade des Maléfices ou que l’on voit danser avec la fille qui fait dire « wow » à Bertrand Belin (On Dansait avec Elle). Grand moment du disque avec lequel le « Nick Cave français » – dixit Newcombe – nous referait le coup du Dimanche des Limiñanas. Mais dans une version plus soft, sur des rythmes orientaux qu’Anton Newcombe utilisait beaucoup avec ses Brian Jonestown dans les 90’s, notamment sur l’album Give It Back !.

En anglais ou en français (avec un Belin qui signe trois textes), c’est bien Emmanuelle Seigner qui tient l’épée, qui donne l’assaut. Derrière elle, on retrouve la horde sauvage. En compagnie d’Anton Newcombe – toujours aussi flamboyant une guitare à la main – les Limiñanas sonnent comme on aime les entendre en live : c’est-à-dire à la Jesus And Mary Chain. Mur du son (Un Rituel Inhabituel), ou mur du fuzz (Une Lune étrange), il permet en tout cas de placer Emmanuelle Seigner hors d’atteinte. Comme une Femme Fatale , parfois fragile, mais toujours inébranlable. Touchée mais pas coulée (Les très « yéyé » Dreams et Last Picture Show). Le rapport que l’on a avec elle est venimeux, tout comme l’est ce Diabolique qui s’écoute aussi comme un hommage quasi cinématographique à quelques icônes. On pense forcément à Lou Reed (Lou) et à son Velvet Underground.

évidemment top 5 de cette année 


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